Ils ont donné des «sueurs froides» à la Force publique

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Qui a dit que toute manifestation publique est synonyme de trouble à l’ordre public? Au début de cette semaine, des activistes de la société civile ont déposé une lettre dans les bureaux du FMI (Fonds monétaire internationale) demandant à cette institution financière d’exiger du gouvernement congolais la dissolution de la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo) et des Grands travaux avant de démarrer les négociations avec Brazzaville. Ces deux entités sont, selon eux, des structures qui sont gérées d’une manière opaque et seraient des leviers essentiels de la corruption et de la dilapidation de la rente pétrolière au Congo. Pour éviter d’éventuels débordements, la Force publique s’était déployée au centre-ville en grand nombre et fortement armée, selon des témoignages. Cela a coïncidé avec un mouvement de colère des retraités pensionnés à la CRF (Caisse de retraite des fonctionnaires) qui réclament en vain le paiement de leur pension. Certains cumulent huit mois d’arriérés. Des policiers avaient investi, également, le lieu. Le même jour, le domicile de Charles Zacharie Bowao, un des leaders de l’opposition Frocad-Idc-C3JM, était quadrillé, tout comme celui de son collègue Clément Mierassa. Il faut dire que deux jours avant, leur plate-forme politique avait fustigé l’équipe gouvernementale remaniée. En tout cas, pour des observateurs de la vie politique, l’organisation de ces activités a donné des sueurs froides à la Force publique obligée de veiller au grain.

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