U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale) : Martial de Paul Ikounga veut à tout prix éviter d'aller au congrès en rangs dispersés

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Le président de la commission nationale de contrôle et d'évaluation de l'U.pa.d.s, Martial de Paul Ikounga, a animé un point de presse, samedi 24 septembre 2011, à son bureau, à Diata (premier arrondissement Makélékélé), à Brazzaville. C'était pour faire le point de la mission qu'a effectuée une délégation de sa commission, dans certaines localités du Sud du pays. Pour lui, l'attente des militants est  de voir le congrès unitaire se tenir dans les délais raisonnables, dans l'unité, sans arrière-pensées et sans qu'aucun seul camarade ne soit laissé au bord de la route, sous aucun prétexte et quelque sorte d'exclusion.

D'entrée de jeu, le conférencier a indiqué que la démarche de la commission a été motivée par le souci de ne pas aller au congrès unitaire en rangs dispersés. «Après avoir consulté deux cabinets d'avocats de la place de Brazzaville, pour obtenir un avis juridique sur la charte de transition de l'U.pa.d.s, une délégation de la commission nationale de contrôle et d'évaluation s'est rendue, tour à tour, à Sibiti, Nkayi, Mouyondzi, Dolisie et Pointe-Noire», a-t-il rappelé. La délégation avait pour mission de s'entretenir avec les dirigeants des organes intermédiaires et de base du parti, puis les cadres et militants de l'U.pa.d.s, sur les questions relatives à la vie du parti, au déroulement du processus de réunification et à la préparation du congrès extraordinaire unitaire.
Martial de Paul Ikounga a précisé, ensuite, «qu'il s'agissait aussi d'étancher la soif évidente des militants à la base, désireux de comprendre quels sont les mécanismes qui entravent la bonne marche de la transition et qui rendent impossible l'atteinte de l'objectif immédiat que constitue la réunification de l'U.pa.d.s, afin de saisir l'ampleur de la crise qui empoisonne aussi durablement le parti, au point de devenir une menace réelle à la survie de l'U.pa.d.s».
Le président de la commission de contrôle a présenté l'état d'esprit de l'opinion du parti de la manière suivante: «L'expression du désir ardent d'unité de la base de notre parti se traduit de la manière suivante:
- indignation des militants et sympathisants qui se demandent si la situation ainsi créée est le prix à payer pour tant de sacrifices consentis et tant d'humiliations subies;
- ferme et unanime volonté des cadres, militants et sympathisants de l'U.pa.d.s de voir le parti du professeur Pascal Lissouba renaître des querelles inutiles, uni et fort, avec une direction unique et unie, apte à les conduire vers de nouvelles victoires qui restent à leur portée;
- attente des militants de voir le congrès unitaire se tenir dans des délais raisonnables, dans l'unité, sans arrière pensée et sans qu'aucun seul camarade ne soit laissé au bord de la route, sous aucun prétexte et en quelque sorte d'exclusion».
Après avoir recueilli les réponses aux nombreuses préoccupations et les contributions de la base, aucune divergence notoire n'a été relevée dans la lecture des textes fondamentaux régissant la  période de transition, a-t-il indiqué. Ainsi, «forts de cet appel ou de ce cri du cœur qui prouve que rien ne peut être plus fort que notre volonté politique commune de réunification de l'U.pa.d.s», la commission peut jouer un rôle déterminant pour sauver l'unité du parti. Mais, pour cela, il faut «respecter la charte de la transition, en son article 14 qui stipule: la commission nationale de contrôle et d'évaluation est chargée de veiller à la bonne application de la déclaration de réunification et au bon déroulement de la transition. Elle veillera, aussi, au respect et à la bonne application de la présente charte. Elle veillera, également, à la discipline, à la cohésion et à l'éthique au sein du parti. Elle fera le rapport au congrès unitaire  extraordinaire sur le bon déroulement de la transition».
Pour donner du sens à leur responsabilité, les membres de la commission nationale de contrôle et d'évaluation ont invité, tour à tour, le conseil des vice-présidents en son plénum ou chacune de ses deux sensibilités actuelles ainsi que le secrétariat national, à s'asseoir ensemble avec eux, en vue de rechercher, définitivement, une solution consensuelle à cette crise «qui n'a que trop duré». Car, les militants veulent voir leur parti aller au congrès, dans l'unité. Mais, au regard de la situation, cela reste un grand défi.

Pascal-Azad DOKO

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