Perspectives économiques régionales : Le F.m.i prévoit une croissance économique soutenue des pays africains

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Le F.m.i (Fonds monétaire international) vient de publier son rapport sur les perspectives économiques régionales. Pour l’Afrique subsaharienne, il entrevoie une croissance soutenue, bien qu’il y ait des risques. La présentation officielle de ce rapport a été faite, le lundi 24 octobre 2011,  dans la salle de conférence de la représentation du Fmi, à Brazzaville, par le représentant-résident du F.m.i au Congo, Oscar Melhado, en présence des responsables des institutions financières publiques et privées et des représentants des ambassades et des organismes internationaux accrédités au Congo. Le rapport affirme que l’Afrique pourra connaître une croissance soutenue, cette année, de l’ordre de 5,25% et de 5,75% en 2012.

Dans sa présentation, Oscar Melhado s’est appesanti sur la croissance économique du  continent africain. D’après les projections du rapport, la croissance économique des pays d’Afrique subsaharienne restera, en moyenne, supérieure à 5% en 2011 et devrait s’accélérer en 2012, pour atteindre près de 6%, sous l’effet des mesures ponctuelles prises par plusieurs pays, pour stimuler la production.
Certains pays à revenu intermédiaire ont profondément souffert de la crise mondiale, comme l’Afrique du Sud, où le chômage reste obstinément élevé. La croissance ne dépassera pas, au mieux, 3,5%  cette année.
Les pays exportateurs de pétrole, comme le Congo, ont  bénéficié du niveau élevé des cours du pétrole et les projections laissent entrevoir une croissance de 7,5%, cette année, dans les autres secteurs de leurs économies. Pour les risques, la volatilité des marchés financiers mondiaux et un ralentissement prononcé de la croissance dans les pays avancés auraient des retombées sur l’Afrique subsaharienne, en faisant diminuer la demande des exportations et les flux de financement privé. Cela pourrait avoir pour effet de freiner la croissance, en particulier dans les économies de la région les plus intégrées à l’économie mondiale.
Il y a, aussi, d’autres risques. Les taux d’inflation ont recommencé à croître, sous l’effet, en premier lieu, de la hausse des prix alimentaires et de l’énergie. Au cours des mois passés, jusqu’en juin 2011, les prix de la consommation ont augmenté, en moyenne, de 10%, contre un taux de 7,5%, un an auparavant. Ainsi donc, selon l’orateur, les autorités devront gérer un équilibre délicat, entre, d’une part, la nécessité d’affronter les défis induits par la vigueur de la croissance et, d’autre part, celle  de se préparer pour pouvoir éviter les effets potentiellement négatifs d’un nouveau ralentissement de  l’activité mondiale.
En même temps, l’Afrique subsaharienne doit continuer à investir dans la  croissance et l’emploi, qui sont indispensable, à une  réduction soutenue de la pauvreté. En commentant, sur un des chapitres du document, Oscar Melhado a fait des observations portées sur une réorientation rapide  vers de nouveaux marchés qui est en cours. Cette réorientation produit les effets bénéfiques habituellement associés au développement du commerce international, mais devrait également stimuler la croissance à long  terme, en atténuant la volatilité des exportations et de la production. L’entrée en scène de nouveaux partenaires ouvre à la région de nouvelles possibilités importantes. 
Dans ce rapport, la croissance du P.i.b réel du Congo est de 5,0%, en 2011, et sera de  7,0%, en 2012. Mais, le taux de croissance ne touche pas encore la grande masse de la population congolaise. Cela s’explique, certainement, par la mauvaise répartition de cette croissance. Il faut noter que la crise financière qui frappe les pays occidentaux risque de produire un effet qui pourrait porter atteinte à la croissance économique en Afrique.

Philippe BANZ.

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