Rapport de la B.a.d sur le développement des infrastructures au Congo : Le déficit en infrastructures de base empêche la diversification de l'économie

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Intitulé: «Etude sur le développement des infrastructures au Congo, contraintes et priorités à moyen terme», le rapport de la B.a.d sur le développement des infrastructures au Congo a été validé, avec amendements, au cours d’un atelier organisé, conjointement, par la B.a.d (Banque africaine de développement) et le Ministère des finances, du budget et du portefeuille public, le mardi 15 novembre 2011, à l’hôtel  de ville de Brazzaville, sous le patronage de Jean Raymond Dirat, directeur de cabinet du ministre des finances, du budget et du portefeuille public, en présence d’Abdellatif Bernoussi, chef économiste du département de la région Afrique centrale à la B.a.d.

L’atelier de validation du rapport de la B.a.d sur le  Congo a regroupé plus d'une cinquantaine de participants, représentants des agences des Nations unies, de la B.a.d, des directeurs de cabinets des Ministères en charge des questions économiques, des directeurs généraux des administrations économiques et financières, ainsi que des entreprises privées.
L’étude présentée vise à mettre à la disposition du gouvernement, un plan  d’actions de financement pour le développement des infrastructures au Congo. Celle-ci vise, également,  à mutualiser les connaissances, afin d’éclairer les bailleurs de fonds sur les attentes du gouvernement, pour identifier les priorités d’investissement en matière d'infrastructures nationales et régionales. La réflexion de la B.a.d sur le développement des infrastructures au Congo a porté sur les secteurs de l'énergie, des transports et des télécommunications.
Depuis 2006, le pays avait mis en œuvre un programme de réformes économiques. Cependant, les progrès réalisés au plan économique et l'amélioration des indicateurs clés du développement humain demeurent insuffisants. Le taux de croissance actuel  reste inférieur au niveau minimum requis de 9% l’an, pour réduire, de manière significative, la pauvreté et atteindre les O.m.d (Objectifs du millénaire pour le développement). Pour atteindre l’objectif d’une croissance forte et soutenue, il est primordial de promouvoir la diversification de l’économie et le développement du secteur privé, qui doit être le principal moteur de la croissance de l’économie  congolaise.
Procédant à une analyse fine et approfondie des problèmes majeurs des infrastructures au Congo, l’étude contribue à leur meilleure compréhension. Elle propose au gouvernement congolais et aux partenaires au développement, des solutions concrètes et opérationnelles. Six principales faiblesses doivent être, urgemment, corrigées, pour  permettre de contribuer à l'objectif du gouvernement de fournir des services d’infrastructures abordables et fiables, afin d’accompagner la stratégie de diversification de l'économie. L’insuffisance des résultats sur le plan économique traduit la persistance d’importantes contraintes économiques et sociales, qui empêchent le pays de tirer le maximum de ses opportunités et de son potentiel. L'étude considère que la levée de ces contraintes exigera des mesures fortes, qui nécessiteront une volonté politique soutenue du gouvernement et un accompagnement durable des principaux partenaires au développement du Congo. Dans la perspective de mettre le Congo sur le chemin d’une économie émergente, le rapport propose des actions prioritaires, qui contribueront à améliorer le niveau et la qualité des services d’infrastructures. Parmi ces actions, il y a:
- l’augmentation significative des dépenses d’entretien des infrastructures;
- l’exécution des travaux urgents de réhabilitation et d'entretien;
- la révision de la politique tarifaire des services d’infrastructures;
- et,  enfin, la mise en œuvre d’un programme à terme de renforcement des capacités, en particulier dans les domaines de la programmation et de l'exécution des services d'infrastructures.

Philippe BANZ.
















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