Industrialisation de l’Afrique : Le manque d’électricité est une entrave majeure à l’industrialisation de l’Afrique

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

L’Afrique a célébré, cette année 2011, la 22ème Journée de son industrialisation, qui tombe le 20 novembre de chaque année. Pour marquer cet événement au Congo, le gouvernement a publié un message, qui a été rendu public par le ministre d’Etat, Rodolphe Adada, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé, le vendredi 18 novembre 2011, à Brazzaville. Selon le gouvernement, le manque d’électricité est une entrave majeure au développement industriel du continent. L’Afrique présente les taux d’électrification les plus faibles des pays en développement, environ 35%, contre 42% en Asie du Sud, 89% en Amérique Latine, 88,1% en Asie de l’Est et 91,8% au Moyen-Orient.
La 22ème Journée d’industrialisation de l’Afrique a été célébrée sous le thème: «Lutter contre la pauvreté énergétique en Afrique, afin d’accroître la productivité et la croissance». Ce thème pose le problème de l’accès à l’électricité, d’une manière générale,  pour les populations et pour les entreprises. Malheureusement, la situation globale de l’Afrique en production et en consommation d’énergie électrique reste faible, malgré ses abondantes ressources en énergie. C’est pourquoi, le gouvernement congolais, dans son message, a reconnu que dans un contexte de mondialisation, l’ouverture aux échanges pose la question de la compétitivité et de la qualité des produits, qui sont autant d’éléments assujettis aux services énergiques.
Il est, donc, indispensable d’assurer l’accès à une énergie de qualité et à moindre coût, si l’on veut promouvoir le développement industriel, créer des emplois, accroître la production, notamment pour les petites et moyennes entreprises et réduire la pauvreté.
Mais, pour le Congo, l’espoir est permis, si l’on en croit la promesse du gouvernement de faire de 2012, l’année de la santé et de l’électricité pour tous. «Le caractère indispensable de l’accès à l’énergie est clairement affiché par Son Excellence Monsieur  le président de la République Denis Sassou Nguesso qui, dans sa lettre de cadrage du budget 2012, fait de cette année, l’année de la santé et de l’électricité», a poursuivi le message. «Il s’agit de fournir de l’électricité en qualité et en quantité suffisante à toute la population à des coûts abordables. De manière spécifique, il s’agit d’augmenter le taux d’accès à l’énergie, 90% en zone urbaine, 50% en zone rurale, d’ici à 2015. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement s’attelle, à travers d’importants projets d’infrastructures, à renforcer les capacités de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique, sur l’ensemble du territoire national», a dit le ministre d’Etat Rodolphe Adada.
Il faut noter que la célébration de cette journée est une occasion au cours de laquelle le secteur public, le secteur privé, la société civile, le système des Nations unies et l’Union africaine constatent les progrès réalisés dans le processus d’industrialisation de l’Afrique. Au regard du constat sombre de l’Afrique en matière d’énergie, le message du gouvernement congolais conclut qu’on doit faire de l’accès à l’énergie une priorité.
Le moins qu’on puisse dire est que les Congolais attendent de pied ferme, la promesse du gouvernement de faire de 2012, l’année de l’électricité pour tous. Quand on sait que la persistance des délestages et les ruptures de fournitures d’électricités pendant des semaines, voire des mois, à travers les quartiers, rend difficile la vie des citoyens et retardent le développement, on peut comprendre l’importance de la promesse du gouvernement. Pourvu qu’il tienne parole, même si, pour cela, il lui faut réformer la S.n.e (Société nationale d’électricité), l’unique entreprise publique de production et de distribution d’électricité au Congo.

Philippe BANZ.  

Informations supplémentaires