Electricité : Boundji, dans la Cuvette, désormais connectée à Imboulou

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Située à 496 kms au Nord-Ouest de Brazzaville, la communauté urbaine de Boundji, dans le département de la Cuvette, est, désormais, alimentée en électricité, par le complexe hydro-électrique d’Imboulou (dans le Nord du Pool). La jonction de la ligne haute tension entre Oyo et Boundji, longue de 81 kms, a été faite, mercredi 23 novembre 2011, à 13h45, au poste haute tension de Boundji. L’électricité a été envoyée dans la ville, le vendredi 25 novembre, à 13h42, à partir d’un poste moyenne et basse tension, à la grande satisfaction des huit mille habitants que compte cette communauté urbaine. Les deux cérémonies se sont déroulées en présence de Léon Ibovi, coordonnateur du projet Imboulou, Albert Camille Pella, directeur général de la S.n.e (Société nationale d’électricité) et bénéficiaire de l’ouvrage, Joseph Londé, sous-préfet de Boundji, et des représentants du cabinet allemand Fichtner, chargé du contrôle technique.
La connexion de la ville de Boundji au réseau du  complexe hydro-électrique d’Imboulou intervient après celle de Ngo, Gamboma et Oyo. Sa particularité est que c’est une ligne de 110 kva, contrairement aux trois autres villes qui, elles, ont une tension de 220 kva.
Les deux transformateurs installés ont chacune une charge de 5000 kva, soit un stock disponible de 1000 kva. «C’est très suffisant. Boundji n’étant pas une ville industrielle importante, sa charge est moins importante. Il n’est pas question d’élever un niveau de tension qui va générer des surcapacités importantes qui vont sur- dimensionner les lignes, compte tenu de la compensation de l’énergie réactive. Donc, des coûts supplémentaires», a précisé Léon Ibovi.
Par ailleurs, il a fait savoir qu’il n’est pas prévu, à Boundji, une compensation en énergie réactive, contrairement à Ngo, Gamboma et Oyo: «Les mesures que nous avons eues de tension se comportent très bien. Donc, la ville ne devrait pas avoir des perturbations quelconques».
Du point de vue technique, Léon Ibovi a estimé que tout s’est bien passé. «Les pylônes ont été surdimensionnés et évalués, les écarts et les composants respectés. Nous avons veillé à ce que les paramètres les plus importants sur les écoulements d’énergie dûs à des foudres sur les lignes soient bien drainés, avec des mises à la terre bien faites et des valeurs de résistance de terre très bonnes, malgré d’ensablement de cette zone avec un sable très difficile», a-t-il poursuivi.  
Signalons que les deux transformateurs installés au poste Moyenne tension et base tension de Boundji ont chacune une puissance de 1000 kva et la tension fournie dans les manages est de 33kva. «Normalement, un seul transformateur peut alimenter la ville de Boundji. A terme, ces équipements vont être changés, quand la ville va grandir»,  a précisé Léon Ibovi.
Pour, Albert Camille Pella, la S.n.e a mis en place des structures de communication, afin de conscientiser les abonnés de sorte qu’ils payent leur consommation. A ce titre, le directeur général de la S.n.e a fait état de la pose des compteurs qui viendront mettre un terme aux litiges à répétition qui surgissent entre la société et ses clients.
Thomas Opoko, représentant le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, pense, quant à lui, que le credo de son Ministère est de faire en sorte que l’énergie soit de bonne qualité et de moindre coût, maintenant que Boundji est alimentée de façon pérenne en électricité. «Les questions tarifaires sont en études et on croit que le moment venu, on pourra les déployer», a-t-il déclaré.
Tout en remerciant le chef de l’Etat pour avoir connecté la communauté urbaine de Boundji au boulevard énergique, Joseph Londé, sous-préfet du district de Boundji, a indiqué que la ville de Boundji pourra, demain, lever la tête, comme les autres villes du Congo et devenir une grande agglomération urbaine. «Nous avons de l’eau, la route et l’électricité. Vous comprenez que les populations de cette ville se réjouissent du fait que la promesse a été tenue, en arrimant cette communauté urbaine à la modernité. Avec l’électricité, le commerce va se développer, les chambres froides vont naître et beaucoup d’artisans vont développer leurs petits métiers», a-t-il renchéri Joseph Londé.
Signalons que les travaux des lignes T.h.t se poursuivent. Après Boundji, le tour reviendra, probablement, à Djambala, le chef-lieu du département des Plateaux.

Cyr Armel YABBAT-NGO