C.p.f.p (Centre de promotion de la femme en politique) : Les femmes appelées à s’engager dans les élections législatives de 2012

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Augmenter le nombre de femmes candidates aux prochaines échéances électorales, tel est notamment le but que s’est fixé le C.p.f.p (Centre de promotion de la femme en politique), dirigée par Emilienne Raoul, actuelle ministre de affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité. A cet effet, dans la perspective des élections législatives, le C.p.f.p a organisé, le vendredi 25 novembre 2011, dans la salle de conférence de la préfecture à Brazzaville, une conférence-débat sur le thème: «Citoyenneté et politique», animée par le Pr Samuel Maweté, coordonnateur de la chaire Unesco en science de l’éducation. A l’issue de cette rencontre, un appel a été lancé aux femmes et jeunes filles congolaises de s’impliquer dans la gestion des affaires publiques et de participer au processus électoral de 2012.

La conférence-débat organisée par le C.p.f.p a réuni les femmes parlementaires, politiques, universitaires, commerçantes ainsi que les membres des associations venues de certains arrondissements de la capitale. Après son mot d’ouverture, Emilienne Raoul a laissé la place au conférencier, le Pr Samuel Maweté, qui a exhorté les femmes et les jeunes filles, de maîtriser les notions de citoyenneté et de politique, pour qu’elles soient efficaces dans toute entreprise électorale. Cela leur permettra d’intérioriser leurs droits politiques sociaux ainsi que leurs devoirs envers la société.
Selon lui, un bon citoyen doit savoir respecter les lois et règlements de la République. Il a aussi le devoir d’accomplir ses obligations dans la société. L’implication de la femme en politique augure de bonnes perspectives de paix et de développement. De sa participation découle la transformation de la communauté. On doit impliquer les femmes en politique, parce qu’elles sont capables d’établir de bons rapports humains, au regard de leur souplesse, leur douceur, leur sagesse et leur intelligence.
Sur les facteurs limitant la participation politique des femmes, Samuel Maweté a épinglé l’analphabétisme, le manque de financement et les aspects culturels (poids des traditions) et religieux. Mais, le financement ne devrait pas constituer un obstacle à l’implication des femmes en politique. Car, elles peuvent bien s’en sortir.
Pour bien marquer leur présence, les femmes doivent massivement adhérer dans les partis politiques et associations de la société civile, pour recevoir une éducation citoyenne adéquate et renforcer la solidarité et la collaboration entre elles. Lutter en bloc en faveur des questions féminines, faire valoir leurs droits et devoirs sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à leur égard, doivent constituer des questions qui les mobilisent. Mais elles doivent également, s’ouvrir vers l’extérieur, pour la recherche des partenariats. Dans l’immédiat, depuis que l’on parle de la parité dans les institutions publiques, les femmes doivent saisir l’occasion des élections législatives de 2012, pour accroître leur nombre en politique.
«Nous voulons préparer les femmes aux élections. Mais, avant de commencer la formation, il faut les sensibiliser, en leur disant qu’elles ont le droit d’être élues comme députée, conseillère départementale ou municipale et à d’autres postes. Aujourd’hui, nous sommes ensemble, pour cette activité de sensibilisation qui va se poursuivre dans les autres localités de notre pays. Notre objectif est d’augmenter le nombre de femmes candidates aux prochaines élections électorales», a affirmé Emilienne Raoul, dans son mot de clôture de la conférence.
Notons que cette rencontre est la troisième du genre, après celles organisées en 2002 et en 2007. Rappelons que le C.p.f.p a pour mission de préparer les femmes aux élections, de renforcer leurs capacités à occuper les postes de responsabilité publique et de préparer les jeunes filles à assurer la relève de la classe féminine.

Alain Patrick MASSAMBA