Concertation politique nationale d’Ewo : Donner la chance au peuple congolais de choisir ses élus en toute liberté!

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La ville d’Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, abrite, du 15 au 17 décembre 2011, les assises de la concertation politique nationale organisée par le gouvernement et qui réunit les représentants des partis politiques, des organisations de la société civile, des confessions religieuses et des partenaires au processus électoral. La cérémonie d’ouverture de cette concertation a été présidée par Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, dans la salle de conférences du conseil départemental, en présence des ministres Bienvenu Okiemy et Parfait Kolélas, du préfet Gilbert Mouanda-Mouanda, et du sous-préfet d’Ewo, Jean Paul Ngakosso.

Tant réclamée par la classe politique congolaise, la concertation politique nationale se tient, malheureusement, sans la présence de certains partis de l’opposition, notamment de l’A.r.d (Alliance pour la république et la démocratie), que dirige Mathias Dzon, et d’autres du F.p.o.c (Front des partis de l’opposition congolaise), dont la présidence est, actuellement, assurée par Rigobert Ngouolali.
Néanmoins, on note la présence de l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale), conduite par Pascal Tsaty-Mabiala, l’U.d.r-Mwinda (Union pour la démocratie et la République), par Guy Romain Kinfoussia, le P.a.d (Parti pour l’alternance démocratique), par Aimée Mambou Gnali, du M.i.s (Mouvement pour les intérêts congolais et le salut), par Bonaventure Mizidy, le parti Convergence citoyenne, par Bonaventure Mbaya, le R.a.d (Rassemblement des acteurs démocratiques) et le C.n.r (Conseil national des républicains) de Frédéric Bintsamou.
En face de ces partis de l’opposition, il y a les délégations du R.m.p (Rassemblement de la majorité présidentielle), conduites par Michel Ngakala, du P.c.t (Parti congolais du travail), par Pierre Ngolo, du Club 2002-P.u.r, par Wilfrid Nguesso, du  M.s.d, par René Serge Blanchard Oba, du M.d.p, par Jean Claude Ibovi, du M.a.r, par Roland Bouity Viaudo, de l’U.r, par Benjamin Bounkoulou, du R.d.p.s, par Bernard Mbatchi; du R.d.d, par Eugène Sama, etc.
Il y a également la société civile, les confessions religieuses, le représentant-résident du Pnud au Congo, Lamin Manneh, les membres du comité de suivi, les ambassadrices du Tchad et de la R.c.a, etc.
L’ordre du jour de cette concertation prévoit la prise en compte de la représentativité à l’assemblée nationale des circonscriptions administratives nouvellement créées; la préparation des élections législatives de 2012, dans la détermination du corps électoral, la représentativité des partis politiques et de la société civile au sein de la Conel et la communication du président de la Conel sur la traçabilité des résultats électoraux.
Pour le sous-préfet d’Ewo, Jean Paul Ngakosso, les assises de cette concertation auront le mérite de mettre sur pied une feuille de route à même de conduire le pays à des élections apaisées.
Le préfet Gilbert Mouanda-Mouanda a, quant à lui, estimé que les acteurs politiques congolais sont à Ewo pour repenser la vie politique et assainir, à jamais, le climat politique dans notre pays.
S’adressant aux leaders politiques, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou leur a fait savoir qu’ils venaient d’exprimer, par leur présence, leur sens de responsabilité  politique et patriotique. «Vous venez de dire, simplement, que nous aimons le Congo, nous aimons nos compatriotes, partout où ils se trouvent», a-t-il dit. Toutefois, il a estimé que l’option démocratique choisie par le Congo est irréversible. «Par conséquent, nous avons l’impérieux devoir de la consolider, pour que le peuple exprime, librement, ses choix, au travers des consultations transparentes et d’élections libres», a-t-il affirmé.
Conscient du fait que les élections sont, souvent, sources de conflits, au regard d’éventuelles contestations qui en découlent, le ministre Mboulou a indiqué que le gouvernement se préoccupe de cette question. Il a reconnu qu’il existe encore quelques malentendus sur les conditions d’une bonne tenue des consultations. Or, «les malentendus naissent de ce que les hommes ne communiquent pas. Voilà pourquoi, nous devons nous asseoir et communiquer, afin de nous entendre sur nos actions communes pour mener à bien ces consultations. Je suis persuadé qu’il n’y a pas meilleur cadre que celui-ci pour exprimer ses idées, ses options. Car, des débats se nourrit et s’enrichit la démarche, de la concertation s’appuie son activité», a-t-il déclaré.
Enfin, le ministre a porté à la connaissance des participants à cette concertation que le président de la République lui a chargé de leur dire que «rien ne fera décliner le Congo, parce que ce pays, qui a tant souffert des affres de l’incompréhension et de l’intolérance, doit, maintenant, aller de l’avant et dans cette marche de l’histoire, il a besoin de tous ses fils».
Sans s’écarter des fondamentaux de l’Etat de droit, le ministre pense que cette rencontre est une occasion de donner la chance à tous les candidats aux suffrages du peuple et à ce peuple, «donnons-lui la liberté de son choix, pour un Congo uni, démocratique et prospère». En somme, il s’agit de donner au peuple congolais, la liberté de choisir ses élus, dans la transparence et l’équité. Maintenant, on attend ce qui sortira d’Ewo.

Cyr Armel YABBAT-NGO
(Envoyé spécial à Ewo)

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