France : François Hollande investi dans sa fonction de président de la République

Note utilisateur:  / 1
MauvaisTrès bien 

François Hollande a été investi dans sa fonction de président de la République, mardi 15 mai 2012, à l’issue de la passation de service avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Il est devenu, ainsi, le 24ème président de la République Française, et le 7ème de la 5ème République. La cérémonie s’est déroulée au palais de l’Elysée, à Paris, dans la pure tradition républicaine française, marinée à la sobriété voulue par le président entrant. Dans son discours d’investiture, François Hollande a indiqué les principes républicains et démocratiques qui vont fonder son action à la tête du pays. Un discours dont on peut dire qu’il est venu revitaliser la démocratie française, en mettant la confiance, la justice et le dialogue social au cœur de ses préoccupations. Dans l’après-midi, il a nommé son ami, Jean-Marc Ayrault, comme premier ministre.

Dans son discours d’investiture, François Hollande veut recréer la confiance des Français en  eux-mêmes. «En ce jour où je suis investi de la plus haute charge de l’Etat, j’adresse, aux Français, un message de confiance. Nous sommes un grand pays qui, dans son histoire, a toujours su affronter les épreuves et relever les défis qui se présentaient à lui. A chaque fois, il y est parvenu, en restant lui-même, toujours dans l’élévation et l’ouverture, jamais dans l’abaissement et le repli. Tel est le mandat que j’ai reçu du peuple français, le 6 mai: redresser la France dans la justice, ouvrir une voie nouvelle en Europe, contribuer à la paix du monde comme à la préservation de la planète», a-t-il dit. Et de préciser: «La première condition de la confiance retrouvée, c’est l’unité de la nation. Nos différences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversités des discordes. Le pays a besoin d’apaisement, de réconciliation, de rassemblement».
Il va appliquer à lui-même ce qu’il demande à ses compatriotes: «La confiance, c’est aussi l’exemplarité. Président de la République, j’assumerai, pleinement, les responsabilités exceptionnelles de cette haute mission. Je fixerai les priorités, mais je ne déciderai pas de tout, pour tous et partout. Conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la nation, le parlement sera respecté dans ses droits, la justice disposera de toutes les garanties de son indépendance. Le pouvoir au sommet de l’Etat sera exercé avec dignité et simplicité, avec une grande ambition pour le pays. Et une scrupuleuse sobriété dans les comportements. L’Etat sera impartial, parce qu’il est la propriété de tous les Français et qu’il n’appartient, donc, pas à ceux qui ont en ont reçu, pour un temps limité, la charge».
L’Europe, avec sa  crise économique, est, évidemment, très présente dans l’agenda du nouveau président français: «En ce jour où bien des peuples et d’abord en Europe, nous attendent et nous regardent, pour surmonter la crise, elle a besoin de solidarité, elle a besoin de croissance. A nos partenaires, je proposerai un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l’indispensable stimulation de l’économie».
Dans le monde, François Hollande entend donner un cachet particulier à la défense des valeurs auxquelles son pays est attaché: «La France est une nation engagée dans le monde. Par son histoire, par sa culture, par ses valeurs d’humanisme, d’universalité et de liberté, elle y occupe une place singulière. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a fait le tour du monde. Nous devons en être, et moi le premier, les dépositaires et nous situer aux côtés de toutes les forces démocratiques du monde qui se recommandent de ses principes. La France respectera tous les peuples, elle sera partout fidèle à la vocation qui est la sienne, défendre la liberté des peuples, l’honneur des opprimés, la dignité des femmes».
Bref, le ton est donné. C’est à la pratique que le nouveau président français va devoir être jugé.

Joël NSONI

Informations supplémentaires