Visite de travail du chef de l’Etat dans la Cuvette et la Sangha : Denis Sassou Nguesso a lancé la construction du quatrième barrage à Liouesso

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Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, accompagné de son épouse Antoinette, a effectué une visite de travail, du 15 au 18 mai 2012, dans les départements de la Cuvette et de la Sanghan, où il a procédé à l’inauguration et au lancement officiels des routes et du barrage hydroélectrique de Liouesso, à chaque fois dans une ambiance festive où le couple présidentiel a été accueilli dans la liesse populaire.

Le président Denis Sassou Nguesso a, en effet,  procédé à l’inauguration et au lancement d’une série d’ouvrages et d’infrastructures de transport, à savoir: le  tronçon bitumé Owando-Makoua-Mambili, long de 126 Km; les voiries urbaines, les installations terminales et la mise aux normes des chaussées aéronautiques de l’aéroport de Ouesso; les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Mambili-Ouesso (199 km) et Ketta-Biessi (121km) ainsi que la pose de la première pierre de la centrale hydroélectrique de Liouesso, village situé à l’intersection de la route Ouesso-Makoua et de la rivière Lengoué, à 85 km de la ville de Ouesso, et 150 km environ de Makoua.
Fruit du partenariat Congo-Chine, signé le 19 juin 2006, la route Owando-Ouesso permettra de favoriser, non seulement, l’intégration nationale et sous-régionale, mais aussi, de dynamiser les échanges et l’économie du pays. Le premier tronçon bitumé Owando-Makoua-Mambili (126 km) a été réalisé en 45 mois, par la société «China road and bridge corporation», pour un coût global de 162.324.494.540 francs Cfa. Cette route est dotée d’un grand pont sur la Mambili, long de 160 m et de 11m de large. La cérémonie d’inauguration de ce premier tronçon a eu lieu à Owando, après le pont sur le Kouyou, au carrefour de la route d’Ossangou. Les populations, vêtues de tee-shirts à l’effigie du chef de l’Etat ou de son épouse, étaient en liesse. Grâce à cette route, Jean-Jacques Bouya, le ministre délégué général aux grands travaux, pense que cette zone, arrosée par le Kouyou, la Likouala aux herbes, la Mambili et la Lengoué, deviendra un véritable espace d’échanges économiques. Après la série des allocutions, le président de la République a procédé à la coupure du ruban symbolisant l’inauguration officielle de ce premier tronçon, à la grande satisfaction des populations venues nombreuses. Le chef de l’Etat a, ensuite, lancé les travaux de la route Mambili-Ouesso, longue de 199 km, et la cérémonie a eu lieu à Mambili, où il a donné le coup de pioche. Evalué à 129.342.565.304 francs Cfa, ce deuxième tronçon aura les mêmes prescriptions techniques que le premier. Un pont de 120 m sera érigé sur la rivière Lengoué, et bien d’autres sur la Bokiba. «On aura assez constaté que sous notre direction, nous avons relié le pays de l’extrême Sud au Nord de Ouesso. C’est un signe très fort d’unification du territoire national et un signal fort pour le développement de notre pays», a confié le président Denis Sassou Nguesso, après avoir donné le coup de pioche pour la construction de ce tronçon.
A Ouesso, chef-lieu du département de la Sangha, le chef de l’Etat a procédé, le 16 mai, à l’inauguration de la voirie urbaine de la ville, qui fait, au total, sept kilomètres bitumés. Le coût global des travaux réalisés par l’entreprise Socofran est de 12 milliards 75 millions 856 mille 273 francs Cfa. Il a, aussi, inauguré les installations terminales de l’aéroport, c’est-à-dire l’aérogare conçue pour traiter quatre cents mille passagers par année, le pavillon présidentiel, de 342 mètres-carrés, le salon V.i.p, de 285 mètres-carrés, le commissariat de police, le bloc technique, de 227 mètres-carrés, et la tour de contrôle incorporée, de 27,5m de haut, le parking autos, côté ville, la centrale électrique et le bâtiment de sécurité incendie équipés de véhicules incendie et autres équipements de navigation aérienne.
De même, le chef de l’Etat a lancé les travaux de réhabilitation des chaussées aéronautiques, l’extension du tarmac et l’installation du balisage lumineux fixe, afin de compléter les ouvrages déjà réalisés et les arrimer aux normes d’Airbus A330-200, susceptible d’évoluer vers l’A340 comme avion de référence. Le coût global des travaux du lot n°1 des installations terminales, concernant les bâtiments exécutés par l’entreprise Sitra-Congo, est de 6 milliards 826 millions de francs Cfa. Le lot n°2, relatif aux équipements fournis et installés par la société Logan Teleflex, a coûté 593 millions 645 mille 482 francs Cfa. Les chaussées aéronautiques seront réhabilitées par l’entreprise «China road ans bridge corporation», pour un montant de 410 millions de francs Cfa. 
Pour Jean-Jacques Bouya, les nombreux édifices, dont bénéficie la population de Ouesso, portent, au-delà du désenclavement et du gain économique qu’ils apportent, un symbole de stimulant.
De son côté, le ministre d’Etat Isidore Mvouba pense que cet aéroport permettra le désenclavement de la partie septentrionale du pays et de déboutement pour les vols internationaux et régionaux qui relieront, désormais, notre pays aux Etats de la sous-région Afrique centrale.
Le jeudi 17 mai, le président de la République a lancé les travaux de la route d’intégration sous-régionale Ouesso-Sangmélina (Cameroun), dans son premier tronçon Ketta-Biessi, long de 121 km sur les 312 km du maillon à bitumer par le Congo, pour un coût global de 70 milliards 624 millions 40 mille 43 francs Cfa. Ces travaux seront réalisés par l’entreprise Sino-hydro. C’était au carrefour du village Ketta, à 25 km de Ouesso. La deuxième phase du chantier, quant à elle, concernera, essentiellement, le bitumage du tronçon Biessi-frontière du Cameroun et la bretelle Ntam-Alati, sur 30 km.
Ce projet, évalué dans son ensemble à 108 milliards 600 millions de francs Cfa, est financé, à 58%, par le budget du Congo et, à 42%, par la B.a.d (Banque africaine de développement), en termes de don. Avec le lancement des travaux de cette route, le ministre Emile Ouosso estime qu’il s’ouvre, à partir du Congo, d’immenses perspectives vers l’Afrique de l’Ouest. 
Enfin, le 18 mai, le chef de l’Etat a procédé à la pose de la première pierre de la construction de la centrale hydroélectrique de Liouesso, sur la rivière Lengoué, encore appelée Boira, située à 85 km de Ouesso. D’une puissance installée de 19,2 mégawatts, avec trois groupes alternateurs de 6,4Mw, chacun, associés à un transformateur de puissance, cette centrale, dont les travaux dureront 48 mois, sera construite par la société chinoise «Gezhouba  group company limited», pour un coût global de 54 milliards 204 millions 397 mille 117 francs Cfa.
Pour le transport de l’énergie produite par cette centrale, il est prévu la construction d’un réseau de transport et de distribution comprenant une ligne haute tension de 110Kv, longue de 82 km, un poste haute tension à Ouesso, ainsi qu’une ligne 30Kv et un poste 30/20Kv, pour son raccordement au réseau existant de la ville de Ouesso.
Signalons que toutes les cérémonies ont débuté par un rituel traditionnel des sages, qui ont imploré la miséricorde des mânes. Du côté des officiels, on a noté la présence de Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, à Owando, quelques membres du gouvernement, Jean-Jacques Bouya, ministre délégué, délégué général aux grands travaux, Mme Marie Charlotte Fayanga, ambassadrice de la République Centrafricaine et doyenne du corps diplomatique, Pierre Cebert Ibocko Onangha, préfet du département de la Cuvette, Adolphe Elemba, préfet de la Sangha, les parlementaires et les autorités politico-administratives, etc. Signalons que le couple présidentiel a regagné Brazzaville samedi 19 mai dernier.

Cyr Armel YABBAT-NGO














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