Police congolaise : Quatre commissariats centraux ont été créés à Brazzaville

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Quatre commissariats centraux de police viennent d’être créés à Brazzaville, conformément à l’arrêté n°3119 du ministre de l’intérieur et de la décentralisation, signé le 23 mars 2012. Il s’agit des commissariats centraux de police du Djoué, du Plateau, de la Mfoa et de la Tsiémé, dont la charge revient, respectivement, aux colonels de police Benoît Samba, Blaise Ngakosso, Louis Lando Ngoyo, et Bouzock Baron Frédéric. Tous nommés par arrêté ministériel n°3808 du 6 avril 2012.
L’intronisation et la prise de commandement des nouveaux commissaires centraux ont eu lieu, samedi 19 mai dernier, à l’esplanade du Stade Alphonse Massamba-Débat, à Brazzaville. Sous la houlette du colonel Albert Ngoto, directeur général adjoint de la police. En présence des colonels Jacques Antoine Bouiti, directeur départemental de la police de Brazzaville, Jules Moukala Tchoumou, directeur de la sécurité publique, ainsi que d’autres personnalités de la force publique et des attachés de sécurité intérieure près l’ambassade de France au Congo.
Après l’intronisation et la parade des différentes unités de la police marquant la fin de la cérémonie, les colonels Albert Ngoto et Jean Aive Allakoua (porte-parole de la police) ont, conjointement, animé un point de presse, au mess des officiers. D’emblée, ils ont rappelé le contexte historique de la réforme de la police congolaise et expliqué les raisons de la création des quatre commissariats centraux de police, et leur délimitation de compétence. «La création de ces quatre nouveaux commissariats centraux de police, à Brazzaville, trouve sa justification principale dans la volonté du ministre de l’intérieur et de la décentralisation de promouvoir la mise en œuvre d’une police de proximité, c’est-à-dire, l’existence des structures de police et des personnels accomplissant leurs missions au plus près des populations et au bénéfice de celles-ci. C’est, par essence, l’orientation de toutes les polices qui visent la prise en charge immédiate et rapide des préoccupations des citoyens et la réduction, à cette fin, des délais d’intervention», a expliqué le colonel Albert Ngoto. Et d’ajouter: «Dans la ville de Brazzaville, l’objectif visant à obtenir le déploiement d’une police de plus en plus proche de la population épouse, donc, la nouvelle configuration d’une cité en mutation vers un statut de mégapole. Aujourd’hui, deux nouvelles entités administratives portent à neuf le nombre d’arrondissements qui constituent la municipalité de Brazzaville, confirmant ainsi, si besoin était, l’extension géographique et démographique considérable et simultanée de la ville. D’où, subséquemment, l’urgente nécessité d’une nouvelle cartographie sécuritaire de Brazzaville, qui légitime une nouvelle implantation territoriale des services de police. A noter que, la pratique policière congolaise établit le seuil minimal de deux commissariats d’arrondissements pour ériger un commissariat central de police».
Sur les limites de ces commissariats centraux de police, celui du Djoué couvre les arrondissements 1 Makélékélé et 8 Madibou; celui du Plateau, les arrondissements 2 Bacongo et 3 Poto-Poto; de la Mfoa, les arrondissements 4 Moungali, 5 Ouenzé et 7 Mfilou; et de la Tsiémé, les arrondissements 6 Talangai et 9 Djiri.
En dehors du commissariat du quartier, les populations auront le commissariat d’arrondissement et le commissariat central qui englobe les commissariats d’arrondissements et des quartiers. C’est une expérience que la hiérarchie policière tente, et elle est convaincue qu’elle devrait porter.
Au plan administratif, le colonel Bouiti aura pour interlocuteur, en matière d’ordre public et de police administrative, le préfet de Brazzaville; les commissaires centraux, le maire central; et les maires d’arrondissements, les chefs des commissariats d’arrondissements. 

Alain Patrick MASSAMBA