Ambassade d’Italie : Les priorités de Nicolo’ Tassoni pour renforcer la coopération entre l’Italie et le Congo

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Le 2 juin marque la date anniversaire de la création de la République Italienne. A Brazzaville, la cérémonie d’anniversaire aura lieu le vendredi 1er juin. A cette occasion, dans un entretien à sa résidence, mardi 29 mai dernier, l’ambassadeur d’Italie au Congo, Nicolo’ Tassoni Estense Di Castelvecchio, a fait le point de la coopération entre son pays, l’Italie, et le Congo.
Nicolo’ Tassoni Estense Di Castelvecchio se réjouit, tout d’abord,  de voir que c’est l’Italie qui a été le premier pays a annoncé la remise de la dette du Congo, après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative P.p.t.e (Pays pauvres très endettés). «En quelque sorte, nous avons un peu ouvert la route pour ce processus très important, car il a permis au Congo de repartir,  je dirais, sur des bases financières plus solides, plus saines et plus sereines».
L’un des acteurs clé de la coopération entre l’Italie et le Congo, c’est la société pétrolière Eni. Le diplomate italien a  «beaucoup d’admiration pour la façon dont Eni travaille dans ce pays». Selon lui, «Eni est, peut-être, la première société qui s’est engagée dans des partenariats gagnants-gagnants avec les Etats où elle exerce son activité d’exploitation pétrolière, donc cassant un peu le monopole des grandes compagnies, des grandes firmes qui avaient une méthode différente de négociations».
A l’entendre, la centrale électrique à gaz de Côte Matève est le fleuron de la coopération entre l’Italie et le Congo. «La Centrale électrique à gaz du Congo est un autre pas de cette stratégie d’accompagner le développement du pays, notamment sous deux points de vue: le premier, c’est d’assurer une auto-suffisance énergétique du Congo, et le deuxième, c’est de donner une rentabilité à l’exploitation du gaz qui est extrait ensemble avec le pétrole et qui, traditionnellement, se perdait dans le processus. C’est une question de meilleure gestion des ressources, de ne pas gaspiller les ressources et ça créé un potentiel important de production électrique», a-t-il estimé.
«Donc, la construction de la centrale électrique du Congo à Pointe-Noire est un autre exemple de cette vision de partenariat de long terme, entre Eni et l’Etat congolais. Ce qui est très qualifiant sur le plan des relations bilatérales et du développement du pays, en terme général. En plus, je suis content, parce qu’à cette centrale, il y a un contenu important de technologie italienne. Ça permet aussi de faire avancer d’autres domaines technologiques dans lesquels mon pays a des compétences. C’est presqu’impossible de parler de coopération entre le Congo et l’Italie sans parler de Eni».
Pour son mandat en tant qu’ambassadeur d’Italie, Nicolo’ Tassoni Estense Di Castelvecchio entend renforcer la coopération, surtout sur les plans économique et culturel. «Moi, j’ai un mandat en même temps facile et difficile, parce que les rapports sont tellement bons qu’on pourrait dire que, finalement, tout roule, c’est le beau fixe et donc il n’y a pas grand-chose à faire. Mais, en même temps, moi je pense qu’il y a énormément des secteurs de coopération qui pourraient être développés davantage. Donc, j’ai beaucoup travaillé pour présenter aux autorités congolaises, des opportunités communes dans les domaines des infrastructures et des services, en mettant en contact un nombre important d’industriels italiens, de partenaires économiques avec les autorités locales».
«L’autre ambition que j’ai, c’est de développer le secteur culturel où je trouve qu’il y a beaucoup d’intérêt réciproques, beaucoup de curiosité. Il y a une soif de connaissances de la culture italienne, ici au Congo qu’il faut en quelque sorte satisfaire. On continuera à faire la semaine du cinéma italien, un événement traditionnel qui a déjà beaucoup d’années. Mais, moi j’ai inauguré un cycle de cinéma à histoire qui se fait tous les mois, avec des conférences sur l’histoire italienne que je tiens moi-même à l’Institut français du Congo, qui a un petit public, très motivé».
«Mais, surtout, je voudrais développer l’enseignement de la langue italienne, parce que là, il y a une grande attente. L’idée est surtout réussir à ouvrir, et on commencera par Pointe-Noire, une section de la Dante Alighieri qui est notre institut pour la diffusion de la langue italienne à l’étranger, qui donne des cours bien sûr, mais qui fait aussi de la certification des résultats… Je voudrais aussi lancer, la tradition qui est au Congo, des architectes congolais qui ont étudié en Italie. Je voudrais lancer une association des architectes congolais ayant étudié en Italie et créer une dynamique entre eux et les architectes italiens, pour lancer des projets en commun».

Propos recueillis par
J. MBANZA

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