8ème conférence des ministres africains de la fonction publique : Guy-Brice Parfait Kolélas élu président pour un mandat de deux ans

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Brazzaville, la capitale congolaise, a abrité, du 22 au 27 juillet 2013, la 8ème conférence des ministres chargés de la fonction publique des pays membres de l’Union africaine. Elle était ouverte par le ministre d’Etat Aimé Emmanuel Yoka, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains. En présence de Mme Haram Fatima Acyl, commissaire chargée du commerce et de l’industrie à la commission de l’Union africaine, de Guy-Brice Parfait Kolélas, ministre congolais de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, de Mme Céline Kombani, ministre d’Etat à la présidence tanzanienne, chargée de la gestion des services publics et présidente par intérim de la 7ème conférence des ministres africains de la fonction publique et de Michel Rocard, ancien premier ministre français et principal invité de la conférence.

 

La 8ème conférence des ministres africains de la fonction publique a eu pour objectif général d’élaborer une stratégie sur la manière de parvenir à une ratification continentale de la charte de l’U.a (Union africaine) sur  les valeurs et principes du service et de l’administration publics, et de promouvoir la responsabilité et la productivité au sein de la fonction publique africaine.
La conférence a réuni des délégations de trente-trois pays membres de l’U.a,  conduites par trois vice-premiers ministres, et douze par des ministres. La conférence a été précédée, du 22 au 24  juillet, par la réunion des experts. Au total, ils étaient cent cinquante experts venus à Brazzaville.
Dans son mot de bienvenue, le ministre Guy-Brice Parfait Kolélas a indiqué qu’en validant la charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’administration, l’U.a a recentré le problème de la gouvernance administrative dans différents pays membres et leur émergence en dépend.
Ouvrant les travaux de la 8ème conférence, le ministre d’Etat Aimé Emmanuel Yoka a souligné la nécessité de développer la responsabilité et la transparence au sein de la fonction publique et d’une séparation nette entre administration et politique. «La fonction publique, qui constitue le socle de référence de l’administration publique, doit subir un ravalement conséquent de sa façade et un réajustement tout aussi conséquent de sa taille. Le soubassement de sa réforme devra reposer, entre autres, sur la mise sur pied d’un projet d’information et de modernisation de l’administration, comme une  des réponses sociales déterminantes à la lancinante question de ces fléaux dévastateurs de nos économies que sont la corruption et sa sœur jumelle la concussion, leur cousine, la fraude, et tous les autres comportements assimilés», a-t-il déclaré.
Au cours de leurs travaux, les ministres africains ont procédé à l’élection et la mise en place du bureau de la 8ème conférence, pour un mandat de deux ans. Le Congo a été porté à la présidence de cette institution panafricaine, et c’est le ministre Guy-Brice Parfait Kolélas qui a été élu. Le premier vice-président est la ministre tanzanienne, le deuxième vice-président est ivoirien, le troisième vice-président est du Lesotho, et le rapporteur est le ministre algérien.
Pendant cette conférence, quatre pays  (Cameroun,  Tchad, Gabon et Lesotho) ont signé la charte africaine sur les valeurs et principes des services et administrations publiques. Le nombre de signatures déjà recueillies par cette charte s’est élevé à trente. A l’issue de la 8ème conférence de Brazzaville, les ministres en charge de la fonction publique ont fait des recommandations, dont, entre autres:
- les gouvernements africains devraient initier et développer un code solide d’éthique et de conduite des législations de leurs fonctionnaires; les pays qui ont de telles politiques et lois ou devraient les mettre en œuvre en conséquence, ou doivent, constamment, examiner et renforcer les règles déontologiques de la fonction publique;
- le leadership politique et bureaucratique doit respecter les règles de la fonction publique telles que prévues;
- les institutions africaines de développement de la gestion publique devraient intégrer l’éducation morale et éthique dans leurs programmes;
- la mise en œuvre du code de conduite de la fonction publique, qui devrait être prioritaire par tous les services publics africains.
Clôturant la 8ème conférence de l’Union africaine des ministres de la fonction publique, Guy Brice Parfait Kolélas a exhorté ses collègues à appliquer toutes les recommandations prises à Brazzaville. Il a, par ailleurs, remercié le président de la République du Congo, pour la tenue de cette conférence.
Signalons que la 9ème conférence aura lieu en 2015.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA

Informations supplémentaires