P.c.t (Parti congolais du travail) : Les parlementaires ont adopté le principe de non cumul de mandats

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A l’initiative du secrétariat permanent, les parlementaires (députés et sénateurs) du P.c.t se sont réunis en assemblée générale, mercredi 2 avril 2014, à l’hôtel de ville de Brazzaville, sous le patronage du secrétaire général du P.c.t, Pierre Ngolo. L’objectif était d’échanger avec les membres du secrétariat permanent, sur les questions brûlantes de la vie politique nationale, notamment sur les élections locales, la constitution et également sur le fonctionnement du groupe parlementaire de la majorité à l’assemblée nationale.

A l’issue de cette rencontre, qui s’est déroulée à huis clos, le député Alain Moka, président du groupe parlementaire P.c.t et alliés à l’assemblée nationale, a été présenté à l’assistance. Il succède à ce poste à Louis Soussa, député d’Allembé, décédé il y a un an.

Faisant le point à la presse, des questions débattues au cours de l’assemblée générale des parlementaires P.c.t, le député Alain Moka a indiqué qu’il s’agit d’une rencontre souhaitée par le dernier congrès de leur parti. Ils se sont ainsi retrouvés à l’initiative du secrétaire général, Pierre Ngolo, «pour mettre en synergie toutes les forces». Les parlementaires du P.c.t «doivent, en permanence, s’asseoir, faire des échanges, pour pouvoir dégager des orientations à suivre pour les prochains combats politiques, sur les élections électorales et sur tous les problèmes qui concernent la vie politique», a-t-il indiqué.
Ainsi, concernant les élections locales, le constat est que, «souvent, on déplore le fait que le comité national d’investiture ne tient pas compte du profil des membres du parti choisis comme futurs candidats aux élections». A cette préoccupation soulevée par la presse, le député Alain Moka a confié: «Il faut, tout d’abord, se féliciter du fait que le premier comité d’investiture a réussi, malgré quelques insuffisances notées. Cette fois-ci, nous avons tenu compte des propositions, des observations faites par les honorables députés et les vénérables sénateurs sur quelques faiblesses qu’il y a eues, notamment consulter plus largement les parlementaires qui connaissent très bien le terrain, pour constituer les listes. Mais, il est une chose que le parti vient de dégager: nous avons adopté le principe de non cumul. Donc, s’il n’y a pas un besoin urgent, pressant, qu’un député soit tête de liste, il est question de laisser la place aux autres. Mais, le député, lui, doit être le promoteur, le directeur de campagne pratiquement de toutes les listes électorales».
S’agissant de la préoccupation sur le changement de la constitution, Alain Moka a fait savoir que le bureau politique du P.c.t se penchera, très bientôt, sur cette question et dégager la ligne du parti. «Nous attendons une session extraordinaire du bureau politique qui se penchera là-dessus. D’ores et déjà, le secrétaire général du P.c.t l’a annoncé plusieurs fois que le changement de la constitution n’est pas un sujet tabou. Le peuple a le droit d’en discuter et chacun a le droit de donner son opinion», a-t-il précisé. Il a fait savoir que la prochaine assemblée générale concernera tous les parlementaires de la majorité.
Clôturant les travaux, le secrétaire général Pierre Ngolo a, tout d’abord, félicité l’ensemble des parlementaires du P.c.t, «pour leur participation efficace à cet échange», qui leur a permis «de partir de très bon pied, pour des batailles futures». «Batailles que nous devons absolument gagner, parce qu’incontestablement, nous sommes les meilleurs et nous méritons véritablement la confiance des citoyens que nous devons représenter. Nous sortons d’ici avec le ferme engagement de tenir le pari, le pari du travail de proximité avec les citoyens, le pari de l’encadrement efficace des citoyens, le pari de la défense véritable des intérêts des citoyens que nous représentons», a-t-il précisé.

Pascal Azad DOKO

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