OBSEQUES DE JACQUES CHIRAC EN FRANCE : Les dirigeants du monde ont rendu hommage à l’ancien président

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«Aux grands hommes la patrie reconnaissante»! C’est la devise qui semblait s’appliquer au dernier hommage que les Français ont rendu ce lundi 30 septembre à leur ancien président Jacques Désiré Chirac (1932-2019), décédé jeudi 26 septembre. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont fait le déplacement de Paris pour participer à ses obsèques. Jacques Chirac a été porté en terre au cimetière du Montparnasse, où il repose désormais dans le caveau familial, aux côtés de sa fille ainée Laurence décédée en 2016.



Les hommages officiels lui ont été rendus à l’occasion de la cérémonie aux Invalides et lors de la messe des funérailles célébrée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, en l’église Saint-Sulpice, à laquelle a participé sa fille Claude Chirac accompagnée de son époux Frédéric Salat-Baroux, qui avait annoncé la mort de l’ancien président.
Côté officiels, toute la classe politique française, dont les anciens présidents Valéry Giscard d’Estaing, François Hollande et Nicolas Sarkozy, était présente. Parmi les dirigeants d’Afrique, on pouvait noter la présence du Congolais Denis Sassou-Nguesso, du Togolais Faure Gnassingbé, du Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, ainsi que du prince Moulay El Hassan et de Pascaline Bongo qui ont respectivement représenté le roi Mohamed VI du Maroc et Ali Bongo Ondimba le président gabonais.
Ces hommages ont commencé par une cérémonie privée et sobre en la cathédrale Saint-Louis des Invalides. C’est à l’hôtel des Invalides en effet, que Chirac a reçu l’hommage populaire des Français toute la journée du dimanche 29 septembre. Son cercueil recouvert du drapeau tricolore bleu, blanc, rouge y était exposé. Cette étape avait suivi l’hommage débuté le jour de sa mort au palais de l’Elysée où le président Macron avait ouvert le livre d’or pour recueillir les messages de condoléances. Lundi, l’illustre disparu a également reçu des hommages militaires en présence du président Macron avant la messe des funérailles qui a précédé son inhumation dans la stricte intimité familiale.
Personnage de haute stature qui s’est forgé avec l’aide de Bernadette son épouse qui a accompagné son combat politique de bout en bout, Jacques Chirac a aimé les peuples du monde à travers ses cinq continents, avec une prédilection pour l’Afrique et l’Asie notamment le Proche et le Moyen-Orient. En Afrique, ses liens étroits avec Omar Bongo du Gabon, Gnassingbé Eyadema du Togo, Denis Sassou-Nguesso du Congo ou le roi Hassan II du Maroc ne font l’ombre d’aucun doute. Au Proche et Moyen-Orient, il a développé des relations profondes avec l’Israélien Shimon Perez et le Libanais Rafik Hariri dont le fils Saad Hariri, actuel premier ministre de son pays a tenu à sauvegarder l’héritage.
Lundi, les drapeaux étaient en berne sur tous les édifices publics en France, et une minute de silence a été observée dans toutes les administrations du pays en mémoire de Jacques Chirac. Pour beaucoup de Français, l’homme incarnait la France et le gaullisme dont il se définissait comme l’héritier du général De Gaulle. Il a été plébiscité meilleur président de la Ve République avec une popularité égalant celle du général De Gaulle.
La vie de l’ancien président français a connu aussi des heures sombres. La dissolution de l’Assemblée nationale en 1997 reste l’un des points faibles de son règne de douze ans. Au sein de sa famille politique le Rassemblement pour la République (RPR, aujourd’hui Les Républicains, LR) il est resté marqué par la trahison subie de ses compagnons de route Charles Pasqua et Philippe Séguin, puis d’Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy, tous des poids lourds de la Droite française. Dans la mémoire collective, le musée du Quai Branly à Paris qu’il a initié et qui porte son nom fait partie des symboles qu’il lègue au patrimoine culturel français. Il contient des œuvres inestimables des peuples dits «premiers» rassemblés en un seul lieu pour la postérité. Jacques Chirac avait accédé pour la première fois à la magistrature suprême le 7 mai 1995.

Aristide Ghislain NGOUMA

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