C.f.c.o (Chemin de fer Congo-Océan) : Dix nouvelles locomotives pour redynamiser le transport ferroviaire

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Le parc de locomotives du C.f.c.o (Chemin de fer Congo-Océan) s’est agrandi, avec l’acquisition de dix nouvelles têtes de train, réceptionnées le 17 avril 2015, au Port autonome de Pointe-Noire (P.a.p.n), par Bruno Ongoli, directeur de cabinet au Ministère des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande. En présence e Séraphin Bala, président du conseil d’administration du C.f.c.o, et d’Alexandre Honoré Paka, préfet du département de Pointe-Noire.


Agents du service d’exploitation, techniciens, agents des V.b (Voies et bâtiments), cadres, consultants… Casques de sécurité vissés autour de la tête, chasubles estampillées «C.f.c.o» au corps, tout le personnel ou presque du  Chemin de fer Congo-Océan a fait, en cette matinée du vendredi 17 avril 2015, le déplacement du port autonome de Pointe-Noire. Sous la houlette des autorités nationales, dont Bruno Ongoli et Séraphin Bala,  et des autorités locales, parmi lesquelles, Alexandre Honoré Paka  et ses collaborateurs.
Une mobilisation à la mesure de l’événement. Si l’imposante embarcation (environ 200 mètres de long) pouvait  susciter la curiosité, son contenu ne pouvait que procurer du plaisir et du bonheur: dix locomotives flambant neuves venaient de franchir plus de mille lieues pour arriver au Congo-Brazzaville. Le déchargement a davantage émerveillé les autorités et les manutentionnaires. Chacun, tête levée, a pu se rendre compte du magnifique spectacle offert par la grue qui, grâce à de solides sangles, sortait lentement, mais sûrement chaque locomotive et la plaçait, avec maestria, sur les rails, pour être tractée jusqu’au dépôt.
À leur mise en service sous peu, ces locomotives marqueront une nouvelle étape pour le personnel du C.f.c.o. Lequel personnel fait face, ostensiblement,  à moult difficultés, dont le déficit criant en matériel de traction. Le C.f.c.o a, visiblement, du mal à rendre le trafic aussi fluide qu’on l’aurait souhaité. «Fonctionnant avec 15 locomotives saines, certaines à 75% de leurs capacités, on ne peut pas faire de miracle», déplorait, en janvier dernier, le Directeur général du C.f.c.o, à l’occasion des vœux de nouvel an.
Ainsi, les Congolais peinent à circuler et à écouler leurs produits par train. Autrement dit, de la santé du C.f.c.o dépend celle de tous les Congolais, ainsi que l’a démontré le Directeur général du Chemin de fer Congo océan, à travers cet exemple: «Un exemple: je viens d'une réunion avec le Directeur de Saris. Ils sont contents, parce que, en 2014, nous avons doublé leurs résultats de 2013. C'est très remarquable. En ce mois de décembre qui a été particulièrement difficile, notamment au niveau de nos ressources de traction, nous avons battu le record, en termes de nombre de citernes S.c.log (Société commune de logistique) transportées. Nous avons approché les 390 wagons citernes».
Une situation dont l’État ne reste pas insensible. Ainsi, vu l’ambitieux projet en cours de modernisation et d’agrandissement du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire, en raison de son noble rêve de maintenir le Congo dans sa position de pays de transit pour l’Afrique centrale et mû par l’irrépressible de besoin de faire du Congo un pays émergent, à l’horizon 2025, l’État fait feu de tout bois pour réduire, voire éradiquer les difficultés du Chemin de fer Congo océan.
L’acquisition de ce nouveau matériel de traction s’inscrit donc dans le cadre de tous ces projets destinés à rendre le Port de Pointe-Noire plus dynamique. Car, la dissémination des marchandises à travers l’Afrique centrale ne peut se faire, si le C.f.c.o, considéré, à juste titre, comme l’épine dorsale de l’économie du Congo, ne dispose pas d’un matériel suffisant et adéquat.
Le directeur général du C.f.c.o n’avait donc pas eu tort, en prédisant: «…Ça augure des lendemains qui chantent. Mais les lendemains, c’est bientôt. Cette fois, nous recevons, enfin, les 10 locomotives américaines, à la fin du mois de mars prochain».

John NDINGA-NGOMA


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