Coopération entre le P.c.t (Congo) et le P.c.c (Chine) : De retour de Chine, Michel Ngakala a partagé à la presse les enseignements tirés

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Michel Ngakala, secrétaire permanent du P.c.t (Parti congolais du travail), chargé de l’organisation et de la vie du parti, a conduit une délégation de 31 cadres à Pékin, en Chine, sur invitation du P.c.c (Parti communiste chinois), pour une mission qui s’inscrit dans le cadre des échanges d’expériences entre les deux partis, après celle effectuée par le secrétaire général du P.c.t, Pierre Ngolo, au mois de juin dernier.

De retour à Brazzaville, il a fait le point de son séjour en Chine, lors d’une rencontre avec la presse, lundi 30 novembre 2015, au siège du P.c.t, au quartier Mpila, à Brazzaville. Il s’est réjoui des rapports qui existent entre les deux partis et estime avoir tiré des enseignements nécessaires de son séjour en Chine.

Michel Ngakala a expliqué que le séjour de la délégation  du P.c.t en Chine, outre le côté touristique, a été marqué par la participation à un séminaire de quatre jours organisé par l’Ecole nationale d’administration de Chine. Deux sous-thèmes y ont été développés: «Les généralités de la politique chinoise» et «les luttes menées par le peuple chinois, depuis le 15e siècle, jusqu’à la création du Parti communiste chinois, en 1921». Ce séminaire a permis de connaître le chemin parcouru par la Chine dans sa lutte pour le développement.
L’Ecole nationale d’administration forme, à la fois, les cadres du parti et de l’Etat. Cette expérience du Parti communiste chinois en la matière pourrait être bénéfique pour le P.c.t.
Michel Ngakala pense que, quand le Congo est sorti, en 1991, de la Conférence nationale souveraine, tout le monde avait l’espoir de faire asseoir, progressivement, un régime démocratique, qui devait conduire le pays vers de nouveaux horizons. «Vous connaissez, comme moi, l’instabilité politique qui a caractérisé la période post-conférence. Quand le président Denis Sassou-Nguesso est revenu aux affaires, il a fait élaborer la Constitution du 20 janvier 2002 dont les missions principales étaient de recréer l’unité nationale entre les filles et fils du Congo; renforcer la paix, la sécurité et la stabilité sociale. Dès l’instant où cette Constitution avait rempli sa mission, elle méritait d’être remplacée, pour permettre aux partis politiques de concourir au suffrage universel. Le parti politique a l’obligation d’accompagner son élu et de veiller à la mise en œuvre du programme sur la base duquel son candidat a été élu. A partir de ce moment-là, les questions de formation des cadres et de l’organisation devraient refléter les ambitions du parti, à travers le candidat qui est élu et dont la mission est de conduire le pays vers l’émergence, pour le cas du Congo, à l’horizon 2025», a-t-il dit.
Comment le P.c.t entend-il former ses cadres, à l’image du Parti communiste chinois? A cette préoccupation, Michel Ngakala a rappelé que le P.c.c est un vieux parti. Il agit sur tous ses cadres et sur tout le système administratif. Le mal des pays en voie de développement, comme les nôtres, est le fait de confondre la formation universitaire et la formation qui vous permet de gérer l’Etat. Il est donc nécessaire de se former sur le plan de la gestion de l’Etat et d’être capable de concilier toutes ces formations. La Chine a bien compris la leçon et la met en pratique correctement.
«De cette mission, je tire des enseignements utiles. Il est important de reconnaître que la Chine devient, actuellement, une très grande puissance. Elle s’est donnée, toujours dans le cadre de son émergence, les missions suivantes: lutter farouchement contre la corruption et les clans d’intérêt au sein du parti et de l’appareil étatique; renforcer ses forces armées avec la mission capitale de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des autres Etats.  Il faut ajouter, à cela, la volonté qu’exprime la Chine, présentement, de prospérer dans l’innovation qui est l’élément déterminant de la compétitivité», a conclu le secrétaire permanent du Pct.
 
Pascal-Azad DOKO

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