6ème congrès extraordinaire du Parti congolais du travail : Le P.c.t sur le chemin de sa revitalisation et de sa modernisation

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Le P.c.t (Parti congolais du travail), le principal parti de la majorité présidentielle, a ouvert les assises de son 6ème congrès extraordinaire, jeudi 21 juillet 2011, au palais des congrès, à Brazzaville, sous le thème: «Dans la paix, la stabilité et la cohésion, engageons-nous dans un esprit d’ouverture à revitaliser le Parti congolais du travail, en vue de contribuer à la modernisation du Congo».

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Jean-Pierre Nonault, président du bureau de coordination du comité préparatoire et d’organisation de ce congrès, en présence de tous les membres de cette coordination, de ceux du bureau politique, du secrétaire général par intérim, Isidore Mvouba, des délégations des partis de la majorité présidentielle, des alliés et des partis-frères étrangers. Réunissant plus de 1350 congressistes venus de tous les départements du  pays et de l’étranger, ce congrès extraordinaire va aboutir à la mise en place de nouvelles instances dirigeantes, après l’adoption des textes fondamentaux révisés.

 

 

Après une période de préparation fiévreuse, le P.c.t a ouvert les assises de son congrès extraordinaire qui s’achèvent lundi 25 juillet prochain. Congrès d’ouverture, il a été précédé par une vague d’adhésions qui s’est accélérée, la veille de ce grand rendez-vous. C’est ainsi que des partis politiques de la majorité se sont sabordés, comme l’U.d.d de Pierre Damien Boussoukou-Boumba, la C.r.d de Sylvain Ngambolo, les F.d.n de Léon-Alfred Opimbat, le C.a.p de Pierre Ernest Abandzounou, le M.p.d de Maurice Maurel Kihounzou, le P.c.r de Grégoire Léfouoba, le P.j.r de Denis Christel Sassou Nguesso, le M.u.r.c de Gabriel Entcha-Ebia, etc., des associations et des individualités ont fait leur entrée ou retour au P.c.t.

Au  cours de leurs travaux, les congressistes se penchent sur treize documents relatifs, notamment, aux statuts et au règlement intérieur révisés, à l’ouverture du parti, au non cumul des mandats, à la doctrine, la social-démocratie, etc. «Il nous souviendra que le présent forum est la résultante de notre volonté de nous interroger sur nous-mêmes, sur notre environnement, en nous posant la question de savoir: où en sommes-nous, où allons-nous? Ce questionnement sur notre destin, exercice courant dans notre histoire, nous a toujours portés vers les nécessaires réformes, voire rupture que toute dynamique sociale impose aux peuples qui s’assument et qui refusent d’être marginalisés. Le 6ème congrès extraordinaire s’inscrit dans cette culture de mouvement et de transcendance caractéristique des forces politiques en quête de modernité. Les différents documents de base soumis à nos échanges, durant cinq jours, ont, justement, obéi à cette optique, en puisant dans notre expérience, les solutions à nos problèmes», a déclaré Jean-Pierre Nonault, le président du bureau de coordination du comité préparatoire et d’organisation.

Signalons qu’à la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du P.d.g.e (Parti démocratique de la Guinée Equatoriale), Lucas Nguema Essono Mbang, a délivré le message de son parti au congrès du P.c.t. Dans ce message, il a mis en exergue les excellentes relations qui existent entre le P.d.g.e et le P.c.t et entre les deux chefs d’Etat, Teodoro Obiang Nguema Mbazogo et Denis Sassou Nguesso. Il a souhaité que ces relations soient consolidées davantage, pour le bien des peuples équato-guinéen et congolais.

Ce congrès revêt des enjeux importants, entre autres, le renouvellement des instances dirigeantes, notamment le secrétariat permanent. A ce propos, les travaux préparatoires ont été marqués par des problèmes de préséance entre le bureau de la coordination et le secrétariat permanent. L’une des péripéties a été l’absence du secrétaire général par intérim, Isidore Mvouba, à la réunion du bureau politique et à la session du comité central destinées à valider les documents du congrès, au début de cette semaine. Un membre du bureau politique avait même quitté la réunion. Mais, à l’ouverture, le P.c.t a affiché son unité. Les spéculations vont, cependant, bon train, quant au futur secrétaire général de ce parti. Des noms sont cités, mais rien n’est aussi sûr.

Par ailleurs, le principe de non cumul des responsabilités entre le parti et le gouvernement, augure un remaniement gouvernemental inévitable, au cas où des personnalités, actuellement dans le gouvernement, venaient à être hissées au haut rang dans les responsabilités du parti. Beaucoup d’autres questions se posent sur la place qui sera accordée, par exemple, aux dirigeants qui ont dissout leurs partis pour intégrer le P.c.t.

Enfin, les partis alliés du R.m.p suivent, avec beaucoup d’attention, les travaux de ce congrès, car ils attendent une amélioration de la politique du P.c.t dans la gestion des alliances. En somme, le congrès du P.c.t est un événement politique majeur, au plan national, car il devra permettre au pays de jeter les bases d’une recomposition politique de nature à combler les attentes suscitées par les bouleversements démocratiques dans certains pays arabes, et dont on dit qu’ils n’épargneront pas les pays au Sud du Sahara.

Pascal Azad DOKO

 

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