Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones : Pour Pierre Mabiala, la justice ne peut être un foyer d’antivaleurs

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Un cadre fort, débarrassé des antivaleurs. C’est l’objectif que s’est assigné le nouveau patron de la justice, Pierre Mabiala, lors de la passation de service, mercredi 4 mai 2015, avec son prédécesseur, Aimé Emmanuel Yoka, qui, dans son mot, a décrié le phénomène de corruption qui gangrène le corps des magistrats, malgré les avantages qui leur ont été accordés par le chef de l’Etat, afin qu’ils ne puissent pas tomber dans les travers. Conscient de l’ampleur de cette corruption, le ministre Mabiala a promis mettre de l’ordre dans la maison, en se fondant, selon lui, sur l’état de droit prôné par le président de la République. «La justice ne peut être un foyer d’antivaleurs», a-t-il dit.

 

Comme pour mettre un terme à la corruption généralisée dans les milieux de la justice, Pierre Mabiala a rassuré son prédécesseur qu’il ne le décevrait pas dans ce combat. Et pour cause, «j’ai le devoir de vous honorer. J’ai aussi l’obligation des résultats vis-à-vis du chef de l’Etat».
Pour lui, la corruption, c’est ce que le chef de l’Etat appelle les antivaleurs qui sont ni plus ou moins des violations, des transgressions de la loi et qui doivent être sanctionnées, selon les dispositions prévues par les lois elles-mêmes. «Et comme nous sommes dans un Etat de droit, c’est donc la justice qui fonde notre Etat. A ce moment-là, il nous faut une justice non seulement équitable, mais forte», a rappelé Pierre Mabiala, qui entend restaurer la rigueur au sein du système judiciaire national, en débarrassant le Ministère de la justice des antivaleurs dont la corruption condamnée par le ministre sortant, Aimé Emmanuel Yoka.
Conscient du fait qu’une justice n’est forte qu’en se débarrassant des antivaleurs et en laissant des hommes et des femmes honnêtes et incorruptibles pour l’exercer, Pierre Mabiala pense que la justice ne peut être, à la fois, un foyer d’antivaleurs et de réparation des préjudices qui sont commis ici et là. «Il faut imprimer, sinon imposer l’ordre dans la maison. Et pour cela, il suffit que tous nous respections les règles de la loi. Nous avons besoin des amis qui travaillent à observer la loi de la manière la plus stricte, avoir une justice qui protège les droits humains», a-t-il fait.
Par ailleurs, le nouveau patron de la justice est revenu sur les mesures de gratuité décidées par le chef de l’Etat sur certaines pièces d’Etat-civil, tels que les casiers judiciaires et les certificats de nationalité qui constituent encore un casse-tête pour les Congolais. «Cet état de choses ne va pas survivre longtemps», a rassuré Pierre Mabiala, qui promet d’apporter des changements significatifs.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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