Coopération Congo - Banque mondiale : Avril, «mois du développement urbain au Congo»: restructurer les quartiers précaires

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Dans le cadre de la coopération entre le Congo et la Banque mondiale, le mois d’avril est baptisé «mois du développement urbain au Congo». Les activités liées à cette initiative ont été officiellement lancées mardi 4 avril 2017, lors d’une cérémonie à l’Hôtel Ledger, à Brazzaville, sous le patronage du ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou, ministre de la construction, de l’urbanisme, de la ville et du cadre de vie, en présence de Djibrilla Issa, représentant-résident de la Banque mondiale et d’autres personnalités.

Ces activités, qui dureront jusqu’au 28 avril prochain, ont pour but d’engager les partenaires sur les opportunités et les défis de l’urbanisation au Congo, de présenter les résultats et les acquis du Peedu (Projet eau, électricité et développement urbain), et les perspectives du nouveau Projet appelé Durquap (Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires).
Le thème du mois du développement urbain, qui vient après celui de l’éducation et de l’agriculture, est une occasion pour la Banque mondiale, principale partenaire du Congo, de présenter entre autres, les résultats et les acquis du Peedu et les perspectives du nouveau Projet Durquap. Il a permis aussi de présenter les principaux enseignements des travaux analytiques sur l’urbanisation réalisés par le Groupe de la Banque mondiale en Afrique et dans le monde, discuter pourquoi et comment les villes peuvent être des moteurs de croissance et évaluer ce que les pays peuvent faire pour tirer parti des bénéfices de l’urbanisation. Il s’agit d’engager l’ensemble des parties prenantes (institutions gouvernementales au niveau central et local, unités de projets, communautés éducatives, partenaires techniques et financiers et société civile) sur les opportunités et défis de l’urbanisation au Congo.
D’après Djibrilla Issa, le Congo est l’un des pays le plus urbanisé d’Afrique subsaharienne, à cause de son taux élevé de population urbaine: «Le Congo a une population d’environ 4,5 millions d’habitants dont entre 65% et 70% vivent en milieu urbain. Cela fait de ce pays l’un des plus urbanisés d’Afrique subsaharienne. Cette situation présente des défis, mais également des opportunités. Les villes de Brazzaville et Pointe-Noire abritent l’essentiel de la population congolaise, un atout en matière de mise en œuvre des politiques de développement et un handicap en termes de pression sur le foncier, de développement des infrastructures de base et de leur accès facile», a-t-il indiqué.
Rappelons que le Peedu, lancé en 2010, s’achèvera en 2019. Cofinancé par la Banque mondiale et le Congo, ce projet vise à améliorer l’accès des habitants des zones précaires de Brazzaville et Pointe-Noire aux infrastructures de base. Il a déjà permis de réaliser 34 km de drainage et 16.000 branchements des ménages au réseau de la S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau) et d’aménager 32 km de voirie urbaine.
Lançant cette campagne, le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou a affirmé que les villes doivent être considérées comme un pôle de développement économique et social. Pour cela, elles doivent être aménagées et restructurées. «Notre mission à la tête de ce ministère est de réfléchir à l’avenir de nos villes. Pour ce faire, nous allons restructurer les quartiers, les aménager pour apporter les équipements de base au plus près des populations, pour améliorer leur cadre de vie», a-t-il déclaré.
Nos villes, a-t-il souligné, doivent œuvrer pour offrir à leurs habitants un cadre de vie optimal, en misant sur ce qui fait leur force principale: la population. Les questions environnementales actuelles doivent être au centre de chaque action.
Il faut relever que les activités de cette campagne du mois de développement urbain s’articulent aussi sur le Durquap (Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires) dont le lancement a lieu le 10 avril prochain et qui va compléter le Peedu. Cofinancé par le Congo et la Banque mondiale à hauteur de 120 millions de dollars américains, le Durquap couvrira les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire.

Alain-Patrick
MASSAMBA


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