Direction générale de l’administration pénitentiaire : Les détenus astreints au port d’une combinaison rouge lors des audiences

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Lors d’un entretien avec les directeurs centraux et départementaux, les directeurs des maisons d’arrêt et les chefs des services centraux relavant de sa structure, mardi 25 avril 2017, dans la salle de conférences du Ministère de la justice, à Brazzaville, le directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel Jean-Blaise Komo a présenté les deux arrêtés ministériels pris par Pierre Mabiala, ministre de la justice, des droits humains et des peuples autochtones.

Le premier arrêté modifie et complète certaines dispositions de l’arrêté du 15 septembre 2011 portant règlement intérieur des maisons d’arrêt. Le deuxième modifie et complète certaines dispositions de l’arrêté fixant les attributions et l’organisation des directions départementales de l’administration pénitentiaire. Les deux arrêtés ont été pris dans le souci de rendre l’administration pénitentiaire plus efficace et rapprocher davantage les pensionnaires des administrateurs de la maison d’arrêt.

A maintes reprises, le colonel Jean-Blaise Komo instruit ses administrés sur la discipline et les nouvelles méthodes de travail, tout en les rappelant les exigences du règlement intérieur des maisons d’arrêt, afin que «les critiques faites à notre administration commune, fassent plutôt place à des appréciations mesurée». Ceci, suivant la volonté du gouvernement qui veut que l’administration pénitentiaire puisse rompre avec les méthodes anciennes de gestion des établissements carcéraux. C’est la mission, selon lui, que le ministre Pierre Mabiala l’a assignée. «Nous refusons d’être comptables d’un quelconque échec», a prévenu Jean-Blaise Komo.
S’agissant du premier arrêté, le ministre Pierre Mabiala, constatant le vide en matière d’habillement sur le plan pénitentiaire au sujet des condamnés et détenus, a décidé de mettre en application l’article 30 du chapitre 6 du règlement intérieur régissant les maisons d’arrêt qui dispose: «…Les hommes condamnés par crime sont astreints au port d’un pantalon et d’une chemise sans poches, à manches longues, au col V, de couleur bleu de nuit; les hommes condamnés pour délit sont astreints au port d’une culotte et d’une chemise sans poches, à manches courtes, au col V, de couleur bleu de nuit; les prévenus hommes sont tenus à l’obligation de porter une culotte et une chemise sans poches, à manches courtes, au col V, de couleur verte. Les femmes condamnées pour crime sont astreintes par l’obligation du port d’un pantalon et d’une chemise sans poches, à manches courtes, au col V, de couleur jaune; les femmes condamnées pour délit sont astreintes à l’obligation du port d’un pantalon et d’une chemise sans poches, à manches courtes, au col V, de couleur bleu clair; les femmes admises au régime de la détention préventive sont astreintes au port d’une jupe longue, évasée et d’une chemise sans poches, à manches courtes, au col normal de couleur marron».
Par contre, l’article 31 fait exigence aux mineurs de porter un pantalon et une chemise sans poches, à manches courtes, au col normal, de couleur marron.
Etant entendu que les textes existants restent muets sur le costume pénitentiaire audiencé que doit porter les détenus lors des audiences, le ministre Pierre Mabiala, en prévision de la session criminelle qui pointe à l’horizon, a décidé que ce costume soit une combinaison rouge, à «manches courtes avec ourlet jaune aux manches et aux pieds, sans poches et à col rond borné de jaune. Un écusson du drapeau national borné de blanc est placé à la partie gauche de la poitrine. Le signe de la maison d’arrêt où est exécutée la détention est placé à la partie droite de la poitrine», a expliqué Jean-Blaise Komo.
Par ailleurs, il a fait savoir que chaque maison d’arrêt aura la même tenue pour les audiences avec pour signe distinctif le lieu de la détention sur la partie droite de la poitrine. Un numéro d’identification est porté au dos en couleur jaune, une casquette de même couleur portant le même numéro d’identification, a poursuivi le directeur général de l’administration pénitentiaire.
Le deuxième arrêté, quant à lui, fixe les attributions et l’organisation des directions départementales de l’administration pénitentiaire. En effet, il sera créé au siège de chaque chef-lieu de département, une direction départementale de l’administration pénitentiaire qui aura compétence sur les maisons d’arrêt installées dans sa circonscription. En raison du caractère particulier du département de Brazzaville, la maison d’arrêt centrale est placée exceptionnellement, d’après le texte, sous l’autorité du directeur général de l’administration pénitentiaire.
D’ores et déjà, Jean-Blaise Komo a mis en garde tous ceux qui pourront être nommés aux postes de responsabilités. «Tous ceux qui bénéficieront de la confiance du chef de département devront prendre à cet effet toutes leurs responsabilités, afin que les innovations apportées dans la chaîne de commandement de l’administration pénitentiaire puissent produire les effets attendus», a martelé le D.g.a.p.
En conséquence, il a promis veiller sur le comportement de chacun des directeurs départementaux, sur l’application stricte du règlement intérieur des maisons d’arrêt et sur l’éthique de chacun d’entre eux. «C’est à ce prix et à ce prix forcement que chacun de vous continuera de bénéficier de la confiance du chef de département», a-t-il renchéri.
Suite à la demande du fichier carcéral faite par le ministre de la justice, afin de constituer un bottin unique de tous les détenus du Congo, Jean-Blaise Komo a sommé ses trois directeurs départementaux en fonction pour l’heure, de produire les fichiers carcéraux de toutes les maisons d’arrêt et de les lui faire parvenir dans un délai de dix jours, «dans le but d’assurer la fiabilité dans la délivrance des casiers judiciaires». «Vous êtes tenus d’exécuter cette directeur dans les meilleurs délais», a-t-il ordonné.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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