Commission Ad hoc mixte paritaire : Bientôt le démarrage effectif du ramassage des armes dans le Pool

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A la faveur de la levée du mandat d’arrêt contre Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi, la commission ad’ hoc mixte paritaire a fait le bilan à mi-parcours de son existence. C’était au cours d’une rencontre avec la presse mardi 31 juillet 2018, à Brazzaville que le président de ladite commission Séraphin ONDELE, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation a annoncé des activités en perspectives dans le cadre de leur programme d’actions.

 

Tout a commencé par le message de Frédéric Bintsamou  lu par Philippe Ane, vice-président de la commission ad’ hoc mixte paritaire, chef de la délégation. « L’histoire récente de notre pays s’est avérée tumultueuse et douloureuse. Tous et chacun y ont payé un lourd tribut. Mais, la raison a pris le dessus sur nos faiblesses, nos égos. Ainsi, nous par le souci de redonner vie à la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale, le 23 décembre 2017, le gouvernement de la république et mes représentants signaient l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités à Kinkala. Au lendemain de cet accord, une commission ad’ hoc mixte paritaire était mise en place dans le dessein de le mettre en œuvre. Permettez que je rende hommage à cette commission qui, malgré les doutes et les incompatibilités d’humeur de plusieurs de nos compatriotes a su, en temps réel, occuper le terrain en rendant permissives la libre circulation des personnes et des biens, la fréquentabilité et le processus de normalisation de la vie dans ce département. Je remercie le gouvernement de la république pour la diligence dans la tenue des engagements pris». Il a remercié la jeunesse pour sa maturité et sa volonté de consolider les acquis de la paix en dépit des souffrances que la précarité impose dans le quotidien. Frédéric Bintsamou   a également remercié les agences humanitaires car pour lui, elles sortent de leur torpeur en répondant tant bien que mal à l’appel du plus fragile et du plus vulnérable, usé par les lames de la douleur, de la maladie, que l’histoire n’a daigné épargner, au travers des quelques aides. «Plus de six mois après la mise en place de la commission ad’ hoc mixte paritaire, l’attente, ressemblant à un long sommeil hivernal dont le philosophe a semblé frôler le désespoir. Mais aujourd’hui l’horizon s’éclaircit.
En effet, après la libération de quatre-vingt personnes détenues de la maison d’arrêt de Brazzaville, le 25 juin dernier, comme messieurs Sylvain Richard Bintsamou  et Elie Malanda, je viens de retrouver ma liberté de mouvement dans mes actions, mes entreprises privées et tous mes droits à travers l’arrêt le 27 juillet en cours par la cour d’appel de Brazzaville, ordonnant la main levée immédiate des mandats d’arrêt». Frédéric Bintsamou Alias pasteur Ntumi, marque sa disponibilité à œuvrer pour la paix jusqu’au parachèvement de son processus dans le cadre des engagements pris, découlant de l’accord. Tout ce processus selon lui se déroulera suivant un calendrier élaboré d’accord parties.
Pour le président de la commission ad’ hoc mixte paritaire, Séraphin Ondelé, après sa mise en place, la commission a engendré du succès. Tels : l’ouverture de toutes les voies de communications à travers le Pool ; le démantèlement de toutes les barrières informelles ; le retour progressif des populations dans leurs villages, tout au moins pour celles qui les avaient quittés à cause de la violence. « La libre circulation des personnes et des biens est effective. Tous ceux qui aiment la route peuvent aujourd’hui aller de Brazzaville à Pointe-Noire, en traversant le Pool, sans être inquiétés, ni pour leur vie ni pour leurs biens», a-t-il indiqué. Il a par ailleurs souligné que la commission, dans l’accomplissement de ses missions, a obtenu des autorités judiciaires la libération des prisonniers proches du révérend pasteur Ntumi, incarcérés à la maison d’arrêt de Brazzaville. «Depuis samedi 28 juillet 2018, le révérend pasteur Ntumi a recouvré tous ses droits et libertés, pour participer lui aussi au processus de paix », a-t-il rappelé. Séraphin Ondelé a relevé que ce jour est un moment important pour la commission dans sa noble, délicate et généreuse mission, celle qui consiste à mettre en œuvre toutes les dispositions de l’accord afin de ramener définitivement la paix dans ce département. Ainsi pour cette deuxième étape, cette étape décisive qui concerne le ramassage des armes, la commission a retenu les centres suivants : Kinkala, Mindouli, Kindamba, Mayama, Vindza, Ngoma Tsé-tsé, Mbanza-Ndounga, Matoumbou, Kibouéndé, Loulombo, Kindamba-Ngouedi, Missafou. Le ramassage effectif des armes commence le 7 août 2018 et se termine le 25 août 2018.

Pascal AZAD DOKO

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