Majorité présidentielle : La lutte contre les antivaleurs est irréversible

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Le collège des présidents de la majorité présidentielle, sous la direction de son président par intérim Pierre Ngolo, a animé mercredi 21 août 2018, à Brazzaville, une conférence de presse. Le message du Président de la République à l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance du Congo et les questions d’actualité ont été abordés pendant cet échange.

La majorité présidentielle s’est montrée optimiste quant à la signature d’un accord du Congo avec le FMI (Fonds Monétaire International) et a fait part de sa détermination dans la lutte contre les antivaleurs pour sortir le pays de crise.

C’est une grande première pour cette plate-forme politique d’échanger avec la presse. Pierre Ngolo était entouré par un échantillon du collège des présidents de la majorité tels que Alphonse Claude N’Silou (RC), Bouiti Viaudo (MAR), Jean Marc Thystère Tchicaya (RDPS), Euloge Landry Kolelas (MCDDI), Hellot Matson Mampouya (DRD), Médard Didace Moussodia (PULP) et Juste Mondélé (Club 2002-PUR). Ils ont estimé que le message du Président de la République à la nation le 14 août dernier, à l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance du Congo, était important. «C’est un discours rassembleur qui consolide la paix et l’unité nationale», ont-ils souligné.
Ils ont salué le retour progressif de la paix dans le département du Pool et encouragé les acteurs de la paix œuvrant dans ce département à maintenir le cap pour aller de l’avant. Répondant à une certaine opinion qui traite le pouvoir de Brazzaville d’illégal, ils ont soutenu que cet argument n’avait pas de raison d’être. «Je pense que tous ceux qui sont dans cette salle, journalistes et autres, vivent l’actualité nationale. Rappelez-vous qu’en 2014, 2015, 2016, il y a eu une forte agitation, il y a eu même certains actes de violence, le tout tournait sur le changement ou non de la Constitution et de l’élection présidentielle. (…) Le débat a évolué ; des consultations présidentielles ont été faites par le président de la république du 20 mai au 4 juin 2015. Après, s’est tenu le dialogue de Sibiti du 13 au 17 juin 2015. Parallèlement, il y a eu un autre dialogue qui était celui de l’opposition, foncièrement opposé au changement de la Constitution. Mais il a fallu que le peuple tranche. Un référendum constitutionnel a été organisé, il a eu lieu le 25 octobre 2015, vous savez tous, ce qu’a été le résultat de ce référendum. Vous savez que la position du PCT prenait appui sur une opinion majoritaire de la population qui demandait le changement de la constitution. Les résultats de ce référendum confortent bien cette opinion qui a triomphé» a affirmé Pierre Ngolo. Et de poursuivre: «Le 6 novembre 2015, le président de la République a publié la nouvelle Constitution, la nouvelle république est née. Alors, il fallait aller aux élections, c’était ouvert, libre ! Vous avez vu que les candidats étaient nombreux, pour la plupart de l’opposition, dont ceux qui s’étaient opposés au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Le fait pour eux d’accepter d’aller à l’élection présidentielle qui ouvre une nouvelle page de l’histoire du Congo avec Denis Sassou-Nguesso, c’était la reconnaissance des évolutions qui étaient intervenues. Fini donc le problème de la légalité. Le 16 avril 2016, le président de la république a prêté serment, le monde entier était représenté ce jour-là. Aujourd’hui il est reconnu au niveau mondial. A partir du moment où la Cour constitutionnelle a publié les résultats définitifs, tout acteur politique démocrate devrait simplement prendre acte et le débat était clos. Fini le problème de légitimité», a martelé Pierre Ngolo.
S’agissant de la lutte contre les antivaleurs, Pierre Ngolo a indiqué que la majorité avait pris position «Nous avons dit dans le sens de la ligne de marche définie par le chef de l’Etat le 30 décembre 2017, devant le Parlement réuni en congrès, que nous nous battons pour combattre les antivaleurs. Pour nous ce combat est irréversible. Nous sommes dans une situation de crise, il faut que nous sortions de cette situation. Pour que nous en sortions, il faut qu’on s’impose. Il faut développer de nouveaux réflexes, et une discipline», a-t-il relevé.
En ce qui concerne la tragédie CHACONA, il a fait remarquer que dès l’annonce de cette tragédie, les deux chambres du Parlement avaient vivement réagi. «Nous avons même évoqué l’article 8 de la Constitution. Je pense que les pouvoirs publics feront tout pour que justice soit rendue», a-t-il rassuré.
A propos de la situation du FMI, le président du RC, Claude Alphonse N’Silou a également rassuré que la crise que connait actuellement le Congo, beaucoup de pays l’ont également connue. «Un pays comme le Congo ne peut pas connaître la banqueroute car il a des ressources naturelles immenses. Vous savez, en matière de négociation, ça prend toujours du temps. Mais il y a des raisons d’espérer que bientôt, le Congo va signer avec le FMI», a-t-il fait savoir.
Euloge Landry Kolelas, quant à lui, a rappelé que l’apparition de Ntumi à Mihété, dans le district de Vindza, n’est pas un fait spontané. C’est le résultats d’un travail minutieusement mené en amont. «Le processus DDR est étendu à la réintégration. Ça va permettre aux ex-combattants de tourner le dos aux armes afin de mener des activités génératrices d’emploi, car il y a plusieurs projets porteurs qui sont mis en place», a-t-il indiqué.


Pascal AZAD DOKO


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