40 ans, après la disparition de l’ancien vice-président de la République du Congo : Un colloque en mémoire de Jacques Opangault à Brazzaville

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Ancien vice-président de la République du Congo, Jacques Opangault disparaissait le 20 août 1978, à l’âge de 71 ans. A l’initiative du député de Boundji, Auguste Marie Denis Gokana, et de la famille du disparu, un colloque a été organisé samedi 25 août 2018 à Brazzaville pour commémorer ce 40e anniversaire. L’objectif de ce colloque était de permettre aux Congolais de mieux connaître la lutte de Jacques Opangault et de ses camarades pour l’indépendance du Congo.


Tout a commencé par une projection documentaire enrichissant sur quelques événements chauds que le pays a connus à cette époque, notamment après les émeutes de 1959, où l’on a vu l’Abbé Fulbert Youlou et Jacques Opangault faire le tour du pays ensemble pour rassurer les populations. Et l’on a vu également Jacques Opangault descendre à la maison d’arrêt de Brazzaville pour se faire prisonnier, parce que «son frère» l’Abbé Fulbert Youlou était emprisonné.
Le modérateur de la séance, Ludovic Robert Miyouna, présentant le contexte, a indiqué que la création de la République du Congo, en date du 28 novembre 1958, a été rendue possible grâce aux luttes politiques et syndicales menées par «ces dignes fils dont le dévouement à la cause nationale et patriotique ont été déterminants».
En signe de reconnaissance, le Gouvernement a érigé en mémoire de Jacques Opangault, un monument sur la place de la Grande poste.
Ouvrant la liste des exposés, Théophile Obenga, président de la séance, a parlé de l’illustre disparu, en indiquant que ses valeurs sont aussi génétiques. «Il a hérité des parents des valeurs, telles que l’honnêteté, la franchisse et la fidélité. Il prenait des distances vis-à-vis de l’argent, et avait horreur des biens matériels. Il encourageait les mérites, s’élever par l’effort, c’est cette culture qu’il a inculqué à ses enfants».
Lécas Atondi Momondjo a plutôt parlé du MSA dans le paysage politique congolais. «Son parti avait une grande influence dans la région de la Likouala Mossaka, au nord du pays».
Pour sa part, Joël Félix Tchikaya, neveu de Félix, a parlé de son oncle et des premiers balbutiements de l’élite politique congolaise. Il a fait constater que le MSA et le PPC étaient la première alliance politique dans notre pays, au-delà des clivages ethniques».
Le colonel Charles Maboussou, quant à lui, parlé des relations politiques entre Jacques Opangault et Simon Pierre Kinkhounga Ngot qui, selon lui, s’est allié à Jacques Opangault à cause de son «esprit d’ouverture, sa fidélité politique et une exceptionnelle droiture morale».
«l’héritage politique de Jacques Opangault», c’est le thème développé par Mfumu Fylla. Pour lui, Jacques Opangault avait des valeurs morales irréprochables dont les jeunes générations doivent s’inspirer.
Le coordonnateur du colloque, Auguste Marie Denis Gokana a indiqué que les jeunes doivent s’inspirer de cet exemple. Il a par ailleurs annoncé que le comité d’organisation entend organiser dans le cadre de cet anniversaire quelques activités culturelles à Dolisie et Boundji. «Il y aura la réhabilitation de la résidence du président Jacques Opangault à Boundji, dans le but de la transformer en musée et la création de la fondation Jacques Opangault», a-t-il annoncé.

Pascal AZAD DOKO


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