Dynamique citoyenne : Hugues Ngouelondelé lance le camp du peuple

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«Think Tank» veut être un réservoir d’idées qui produit des analyses et des propositions sur les différents maux qui minent la société congolaise en mettant au cœur le capital humain dans le processus de développement. «Que les cyniques, ceux qui  ne croient plus à un avenir radieux pour notre pays se désolidarisent dès aujourd’hui de cette initiative. Je m’adresse à ceux qui croient à quelque chose en dehors d’eux-mêmes, parce qu’il va falloir répondre, choisir et proposer. Ne plus se contenter d’attendre, cyniquement, que l’oiseau nous tombe tout rôti dans la gueule», a précisé Fabus Mbeh, coordonnateur de cette initiative.


Le coordonnateur général de Po na Ekolo, Digne Elvis Tsalissan Okombi a expliqué que la crise que traverse le Congo est, avant tout, une crise de valeur. «La corruption, la concussion et la fraude, mais aussi le tribalisme, la fanatisme et l’ethno-centrisme. La crise de la gouvernance est un problème de valeur dans un pays où les jeunes à peine sortis du lycée portent des costumes et créent des associations politiques en lieu et place d’une inscription à l’Université. Cela fait peur», a-t-il regretté.
Pour lui, en lançant cette initiative, la dynamique Po na Ekolo entend poursuivre trois objectifs: rassembler les intellectuels, accompagner le président de la République dans son défi de faire sortir le Congo de la crise et de proposer les réflexions et les pistes de solutions aux différents maux qui minent notre société.
Pour cela, «nous devons faire preuve de courage, de conviction. Nous devons être à la hauteur des attentes de notre société et répondre à ces préoccupations. Nous devons bousculer les codes, rétablir les rêves», a indiqué Digne Elvis Tsalissan Okombi.
Répondant à la question de savoir pourquoi le camp du peuple, l’orateur a simplement fait comprendre que toute initiative qui n’a pas pour finalité le bien du peuple est vouée à l’échec.
Face à cet éveil de conscience, Mme Stéphanie Ovaga, directrice du comité d’éthique du «Think Tank» a, quant à elle, lancé un appel au pouvoir public, pour asseoir un développement harmonieux au cœur du Congo. Car, «cette initiative se veut être une réponse à la nécessité de bâtir une économie réellement sociale et solidaire», a-t-elle dit.
Grégoire Léfouoba a exposé sur la fonction sociale de l’intellectuel face au pouvoir. «Si vous voulez réfléchir, attendez-vous un jour à ce que vous soyez menacés et attaqués par ceux qui ne font rien», a-t-il averti, en s’adressant aux membres de cette initiative.
Selon lui, les partis politiques au Congo sont devenus des comités d’élection. «Ils ne s’activent que lorsqu’il y a des élections. Ceux qui ont un peu d’argent ne réagissent que pour les investitures, après il n’y a plus de rôle. Suivez votre objectif en restant dans la réflexion. Il ne s’agit pas pour vous de critiquer pour critiquer, mais de faire des propositions concrètes», a-t-il exhorté.
Très critique à l’encontre des partis politiques, il a donné sa position sur ceux qui se disent du centre. «Le centre n’est pas une posture idéologique, il n’est pas une position par rapport à la posture de majorité ou minorité. Est-ce qu’à l’Assemblée nationale, il existe un groupe du centre?», s’est-il interrogé.
Il a aussi balayé d’un revers de la main la critique selon laquelle l’opposition au Congo n’est pas unie. «Elle ne peut pas être unie. Ce n’est pas sa vocation. Elle ne peut être unie que si les partis qui la composent ont un point commun», a-t-il souligné.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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