Programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) dans le Pool : L’heure est à la mobilisation des financements

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Après le lancement le 18 septembre 2018 à Kinkala (chef-lieu du département du Pool) de la phase de consolidation de la paix, sur financement des Nations Unies, le programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) dans le Pool s’apprête à déployer l’ensemble de ses activités. C’est pourquoi, le Haut-Commissariat à la réinsertion des ex-combattants a organisé le 4 octobre dernier à Brazzaville, une table ronde avec différents partenaires du Congo, afin de plaider pour la mobilisation des financements, estimés à plus huit milliards de F.CFA.

 

A l’endroit de ses partenaires, le Gouvernement représenté par le Haut-Commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, s’est montré rassurant et optimiste quant au succès du Programme DDR-Pool. Il a ensuite évoqué les difficultés actuelles du pays pour financer entièrement ce programme, à cause de la situation économique morose.  Pour une durée de quatre ans, le DDR-Pool projette la réintégration de 7.500 ex-combattants et 2.500 membres de leur famille. Il s’agit de les aider à se prendre en charge économiquement, afin de redécoller ce département. C’est en cela que 56, 48 % des 8 milliards 300 millions de F. CFA du budget total sont consacrés à la réintégration (environ 4. 687 500 000 F. CFA).   
Ce processus humanitaire complémentaire à celui mené par le ministère des Affaires sociales et d’autres organismes internationaux s’avère délicat, dans la mesure où tout échec est susceptible de perturber la paix acquise. Le conseiller à la réinsertion du Haut-Commissariat à la réinsertion des ex-combattants, Théo Joseph Senga, estime que ce point a été pris en compte, si bien que le Gouvernement a impliqué les ex-combattants eux-mêmes dans la réussite du Programme.
Bien qu’ils soient partants pour un accompagnement financier, les chefs de missions diplomatiques présents à cette réunion ont, néanmoins, marqué leur inquiétude quant à l’utilisation rationnelle des fonds à mobiliser. «J’ai posé un certain nombre de questions pour avoir des premiers éclaircissements. On va continuer à travailler avec les équipes des Nations Unies pour lever un certain nombre de points d’interrogation et je pense qu’à travers cette méthode interactive qu’on arrivera à mieux cibler et à être complémentaire les uns des autres», a déclaré l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery.  

Esperancia
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