Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies : Le Congo est engagé dans l’affirmation de l’Etat de droit, soutient Jean-Claude Gakosso

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A la tête de la délégation de la République du Congo à la 31e session de l’examen périodique universel (EPU) du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies tenue à Genève, en Suisse, Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, a présenté le 14 novembre 2018, le rapport du Congo sur cette problématique. «Ces deux dernières décennies, le Gouvernement n’a cessé de déployer des efforts en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’Homme, dans leur plus grande diversité. Afin de parvenir à cet objectif ultime», a-t-il dit.

 

Il y a cinq ans, la République du Congo n’était plus soumise à cet exercice. Un retour que Jean-Claude Gakosso a fortement salué. Dans sa déclaration, le ministre a fait comprendre au président du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies que le rapport de la République du Congo fait état de la mise en œuvre des recommandations acceptées au cours du deuxième cycle de l’EPU que le Congo a passé le 30 octobre 2013. «Il présente les progrès accomplis ainsi que les mesures prises dans ce cadre. Il relève les évolutions importantes enregistrées dans le domaine des droits de l’homme et ressort les difficultés rencontrées», a-t-il indiqué.
Pour le ministre, la République du Congo attache une grande importance à la réalisation de l’Etat de droit.
Comme par le passé, a-t-il dit, «la République du Congo présente son rapport comme une profession de foi. Une profession de foi que notre pays affirme avec force devant toutes les institutions internationales et régionales des Droits de l’homme. Notre seul credo étant la quête permanente du bien-être de tous nos concitoyens».
Fort de cela, Jean-Claude Gakosso a souligné que ce 3e rapport était le résultat d’un processus participatif et inclusif qui a commencé en 2015. «Il a associé toutes les parties prenantes dans le cadre d’une large consultation menée à travers un comité interministériel placé sous l’autorité du chef du Gouvernement», a-t-il fait savoir.
Selon le ministre, les inégalités, la discrimination, les exclusions et la violence sont autant de maux graves qu’il faut combattre sans merci. «Ces maux sont autant d’inacceptables violations des droits humains. C’est pourquoi notre Gouvernement accorde une attention particulière à la protection des différentes catégories sociales. Avec l’appui des agences du système des Nations Unies, la République du Congo s’emploie à mettre en œuvre, sur le terrain, une politique de promotion et de protection des Droits de l’homme fondée, entre autres, sur l’égalité des sexes, la non-discrimination et l’élimination des violences faites aux femmes», a encore affirmé le ministre.
S’agissant du Pool, Jean-Claude Gakosso a rappelé que depuis presqu’un an, la paix est progressivement revenue dans ce département, grâce aux efforts conjoints des pouvoirs publics et des partenaires bilatéraux et multilatéraux, favorisant ainsi le retour des populations déplacées.
Sur le respect des Droits de l’homme dans l’administration judiciaire et pénitentiaire, le chef de la diplomatie congolaise a fait remarquer que l’indépendance du pouvoir judiciaire a été renforcée avec l’adoption de la loi organique n°29-2018 du 07 août 2018, fixant l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature. «La protection des témoins d’actes de torture est prise en compte par les dispositions générales du projet de code de procédure pénale. Dans le but d’améliorer les conditions carcérales, la République du Congo a entrepris un programme de réhabilitation et de construction des infrastructures pénitentiaires pendant l’exécution du Programme national de développement (PND) au cours de la période 2012-2016. Ces efforts ont momentanément été ralentis par la baisse brutale des cours des matières premières, particulièrement du pétrole, qui a affecté les recettes budgétaires de l’Etat consacrées à ce secteur. Toutefois, au titre de l’exercice budgétaire 2019, notre Gouvernement envisage l’achèvement des infrastructures pénitentiaires en phase de finalisation», a-t-il informé.
A la suite du drame survenu au commissariat de police de Chacona, ayant occasionné la mort de treize jeunes détenus, «la République du Congo a pris les mesures fermes ci-après: l’ouverture d’une enquête administrative à l’encontre de tous les officiers et agents de la chaine de commandement impliqués dans ce drame; le prononcé des sanctions disciplinaires à l’encontre des auteurs présumés, à titre de mesures conservatoires; le déclenchement des poursuites pénales contre les auteurs présumés; l’indemnisation des familles des victimes».

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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