Electricité : Le premier ministre Clément Mouamba à la centrale hydroélectrique d’Imboulou

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Accompagné de trois de ses ministres, le premier ministre Clément Mouamba s’est rendu à la centrale hydroélectrique d’Imboulou mercredi 19 décembre dernier. Le chef du Gouvernement a voulu se rendre compte en personne des dégâts subis par cette structure au cours d’un incident récent et qui handicapent son fonctionnement régulier. Bâti sur la Léfini, le cours d’eau qui sépare les deux départements du Pool et des Plateaux, ce barrage d’une puissance installée de 120 MW ne tourne plus qu’à la moitié de sa puissance.


Dans la nuit du 10 décembre dernier, un retour de courant depuis le poste de Ngo a endommagé deux des quatre turbines. Une épaisse fumée, encore perceptible plusieurs jours après, a envahi la salle des machines. Imboulou est vital pour la fourniture électrique aux localités du nord du pays et à Brazzaville. L’incident s’est produit alors que la centrale à gaz de Pointe-Noire, elle aussi déterminante pour les besoins en énergie électrique de la capitale, était en réfection, aggravant le phénomène des délestages.
Avec à ses côtés les ministres Zéphirin Mboulou (Intérieur) et Jean-Jacques Bouya (Grands travaux), le chef du Gouvernement a suivi les explications des experts congolais et chinois sur la nature de l’incident subi, la gravité des dommages rapportés, les délais de réparation et les coûts financiers que cela occasionnera. Les réparations sont déjà en cours, et devraient prendre fin dans les prochaines heures, a assuré un responsable.
A la presse, Clément Mouamba a expliqué qu’aucune spéculation n’était permise sur les faits survenus à Imboulou. «Il s’agit d’un incident comme il en arrive des dizaines de ce type à toute sorte de structures industrielles. Les ingénieurs ont eu la présence d’esprit et la rapidité de mettre le barrage à l’arrêt et éteindre les incendies pour ne pas faire courir de plus graves dangers. Ce que cet épisode nous enseigne, c’est de réfléchir à plus long terme sur la notion de maintenance régulière. Cette opération technique va de soi, mais elle n’a pas été assurée ici pendant trois ans», a déploré le premier ministre.   
Il a écarté l’hypothèse d’un quelconque défaut de construction ou d’une technologie peu adaptée, insistant sur la révision régulière des mécanismes techniques tels que prévus par les concepteurs. Le Gouvernement semble prendre à cœur la question de la fourniture électrique dans les agglomérations ; elle devrait tourner à la normale dans les prochains jours.
Le barrage d’Imboulou, construit en 2011 par les Chinois, est accusé d’avoir noyé les terres riveraines en amont, notamment dans la localité de Mbouambé-Léfini. Paysans et pêcheurs se plaignent de la montée des eaux. Un des responsables du barrage interrogé se défend. «Il y a certainement d’autres causes connexes, dont une pluviométrie très soutenue ces derniers mois, pas seulement le barrage ». L’homme, casque de chantier et uniforme bleu de la SNE (l’ancienne Société nationale d’électricité devant céder la place à Energie du Congo), se dit optimiste quant à la conclusion rapide des réparations et le redémarrage des turbines endommagées.

A.S.MIANZOUKOUTA


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