Elements de communication sur la reussite de la conference de marrakech

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  1. La conférence d’aujourd’hui est un moment important pour notre continent car elle est symbole d’unité, de cohésion et de pragmatisme, au moment même où d’autres font le choix délibéré de la division et de la fragmentation. 
  2. Les pays présents aujourd’hui – et ils sont nombreux – ne forment pas une coalition contre un ennemi commun, mais une véritable alliance basée sur la solidarité et l’intérêt commun.
  3. Cette conférence n’est pas une riposte, mais une initiative fédératrice et réfléchie, qui a vocation à trouver des solutions durables et non à improviser des contre-attaques, aussi vigoureuses soient-elles.
  4. Elle s’inscrit dans une vision de long terme qui est celle de Sa Majesté le Roi en Afrique en général et du retour du Maroc à l’Union Africaine en particulier. Une vision qui porte en elle le projet de fédérer, de contribuer constructivement et d’avancer collectivement.
  5. Nous nous réjouissons de voir l’adhésion massive des Etats africains à cette démarche constructive qui est la nôtre.
  6. Nous nous réjouissons, également, de témoigner de la confirmation d’un consensus sur le rôle de l’Union Africaine dans le processus politique des Nations Unies sur le différend régional au Sahara.
  7. Aujourd’hui, nous avons, en effet, réaffirmé le consensus africain autour de la décision 693, adoptée en juillet 2018 par les Chefs d’Etat et de Gouvernement  de l’Union Africaine lors du 31ème Sommet de Nouakchott, qui établit un « mécanisme africain comprenant la Troïka de l'Union Africaine ainsi que le Président de la Commission, pour apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les Nations Unies ».
  8. Ce mécanisme, faut-il le préciser, est mis en place, uniquement, pour soutenir les efforts des Nations Unies dans la recherche de la solution politique, mutuellement acceptable et durable à la question du Sahara, et ne dispose d’aucun mandat l’habilitant à intervenir dans le processus onusien, à apporter ou à proposer des solutions parallèles.
  9. Notre rencontre est, de ce fait, un témoignage actif de l’appui africain au processus politique en cours dans le cadre des Nations Unies en vue d’une « solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara, qui repose sur le compromis ».
  10. La conférence d’aujourd’hui démontre, par ailleurs, l’adhésion de l’Union Africaine aux 4 paramètres définis en novembre 2017 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI,  en particulier le paramètre portant sur l’exclusivité de l'ONU sur le processus de règlement et écartant ainsi tout processus parallèle.
  11. Notre rencontre est, de ce fait, un témoignage actif de l’appui africain au processus politique en cours dans le cadre des Nations Unies en vue d’une « solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara, qui repose sur le compromis ».
  12. Car, dès le départ, notre objectif était clair : nous avons donné rendez-vous au Ministres africains pour défendre des positions communes, respecter nos décisions et ils ont répondu présents.  La déclaration que nous avons adoptée affirme cela sans ambiguïté.
  13. Elle réaffirme l’engagement des Etats africains en faveur de la mise en œuvre de la 693 dans la préservation de l’esprit et de la lettre de la décision. Elle soutient le mandat spécifique conféré à la Troïka de l’UA.  Elle souligne l’impact positif de la décision 693 sur le fonctionnement de l’UA, la cohésion de ses membres et la mise en œuvre de son agenda et de ses priorités, y compris en ce qui concerne une conduite sereine et apaisée des processus de partenariat liant l’Union Africaine.
  14. Aujourd’hui, nous avons donc acté le retour à la sérénité dans les travaux de l’Union Africaine, confirmé lors du dernier Sommet de l’UA, marqué par l’absence de toute référence au différend régional sur le Sahara marocain.  Nous avons, ainsi, réussi le pari de rompre avec une époque désuète où l’Union Africaine opposait les faux discours à la légalité, et la politisation des débats dans l’intérêt des uns au pragmatisme des solutions pour tous.
  15. En cela, notre rencontre s’inscrit aux antipodes de la Conférence qui se tient en ce moment même de l’autre côté du continent. Portée par une minorité d’Etats membres de notre Union, rassemblée autour d’une hostilité primaire, dogmatique et inintelligible contre le Maroc, elle est enfermée dans une logique anachronique étriquée. Elle est prisonnière d’une vision éculée et des aspirations d’antan, qui cherchent à diviser, là où il faut unir l’Afrique
  16. Unir l’Afrique, car nous sommes conscients de l’urgence pour notre Continent de faire face aux questions prioritaires, notamment, le développement humain durable, l’intégration africaine et la prospérité de nos citoyens ainsi que de la nécessité d’y répondre ensemble.

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