Journée mondiale de l’environnement : Arlette Soudan-Nonault appelle à la conservation des écosystèmes naturels

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La communauté internationale a célébré la Journée mondiale de l’environnement, la 47e du genre, le 5 juin 2019 sur le thème: «La pollution de l’air». A cette occasion, le Gouvernement a rendu publique une déclaration lue par Mme Arlette Soudan-Nonault, ministre du Tourisme et de l’environnement, dans laquelle elle appelle à la conservation des écosystèmes naturels et la gestion durable de l’environnement, pour un développement durable du pays.

 

Célébrée en souvenir de la première Conférence des Nations Unies sur l’environnement, tenue à Stockholm, en Suède 1972, cette journée vise à conscientiser les populations du monde sur la nécessité de préserver les écosystèmes et «notre environnement pour notre propre bien et celui des générations futures», a déclaré Arlette Soudan-Nonault.
Pour elle, le thème retenu pour cette 47e Journée mondiale de l’environnement met en relief les atteintes graves à l’atmosphère du fait des émissions anthropiques, et la nécessité de la préserver. «Il interpelle chacun à s’engager dans des actions positives en faveur de l’environnement que nous avons en héritage et en partage».
La ministre de l’environnement, tout en rappelant que le monde connaît une crise écologique caractérisée par des périodes de grave pollution atmosphérique, a ajouté : «L’OMS a évalué à 7 millions, le nombre de personnes qui meurent dans le monde par inhalation d’air chargé de particules fines».
Bien que les polluants soient parfois d’origine naturelle, Mme le ministre a fait savoir que les activités humaines sont les principales responsables de la pollution atmosphérique. «Au niveau mondial, la pollution atmosphérique est surtout liée à l’industrie et au transport bien que les incendies intentionnels aient aussi une part de responsabilité importante. Ces différents secteurs d’activités sont émetteurs des substances nocives capables de changer la texture chimique de l’atmosphère», a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, Arlette Soudan-Nonault a fait remarquer que tous les jours, les polluants atmosphériques font courir des risques sanitaires aux personnes qui vivent autour ou travaillent dans les usines chimiques, les incinérateurs ou d’autres établissements qui les produisent où les utilisent. «La pollution atmosphérique est un enjeu de santé publique au niveau mondial comme individuel. Les matières particulaires sont dangereuses pour plusieurs raisons. Elles peuvent contenir des substances qui ont des effets toxiques ou cancérigènes. Elles peuvent aussi se loger profondément dans les poumons et entraîner des complications à moyen ou long terme. En dehors de leurs impacts sur la santé, les polluants atmosphériques ont des effets nocifs sur l’environnement. En effet, certaines substances ont la propriété de détruire la couche d’ozone située dans la stratosphère qui s’étend de 10 à 45 km au-dessus de la surface de la terre. L’ozone empêche une partie des rayons ultra-violets du soleil de pénétrer à la surface de la terre, rendant ainsi possible la vie sur cette planète», a-t-elle souligné.
Encore plus préoccupantes à l’échelle internationale sont, selon elle, les émissions de gaz à effet de serre, «responsables du réchauffement climatique planétaire. Ce phénomène, observé depuis quelques années, est à l’origine de multiples dégâts environnementaux, aux conséquences économiques et sociales incalculables. Inondations, érosions, effondrements, affaissements des routes, perturbations du cycle des saisons sèches et pluvieuses: chacun d’entre nous est témoin des effets néfastes du dérèglement climatique».
Le Congo n’est pas exempt de pollution de l’air. «Dans nos campagnes, les techniques agricoles utilisées jusqu’à ce jour, notamment la pratique de la culture, contribue à la pollution de l’air. Dans nos villes, le secteur du transport est en partie caractérisé par l’importation et l’utilisation de véhicules de seconde main hautement polluants. Ces moyens de transport sont les deuxièmes responsables de la pollution de l’air après l’industrie. Le brûlage des déchets à ciel ouvert, encore observé dans certains quartiers, ainsi que certaines pratiques industrielles prohibées, détériorent la qualité de l’air que nous respirons et nous exposent à de multiples maladies», a estimé Arlette Soudan-Nonault.
Consciente de ce que les problèmes environnementaux doivent faire l’objet de solution à l’échelle tant nationale que mondiale. «La célébration de cette Journée mondiale de l’environnement doit interpeller tout le monde», a indiqué la ministre. Elle a exhorté les industriels, les agriculteurs, chacun et chacune d’entre nous, à explorer les alternatives durables, pour réduire, voire éradiquer les impacts liés à leurs activités. «Le devoir et la nécessité nous appellent à innover, à nous orienter vers l’économie verte. Ensemble, assurons la conservation de nos écosystèmes naturels et la gestion durable de l’environnement, pour un développement durable de notre pays», a-t-elle conclu.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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