Lutte contre la corruption : L’Assemblée nationale assure qu’elle fera sa part

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Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a eu deux séances de travail les 5 et 6 juin 2019 au Palais de congrès. D’abord, avec le secrétaire général du Forum de Parlements des pays membres de la Conférence internationale pour la Région des Grands Lacs (FP-CIRGL), l’Ougandais Onyango Kakoba. Ils ont fait le point des réalisations, des défis et des perspectives de l’institution en corrélation avec le plan d’action 2019-2020 adopté à la 9e session ordinaire de l’Assemblée plénière du FP-CIRGL.

Ensuite, avec le président du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, Begoto Miarom. L’institution panafricaine a voulu se faire une idée des dispositions réglementaires prises par le Congo pour contrer la corruption. Elle a invité l’Assemblée nationale à jouer pleinement son rôle dans la lutte contre ce phénomène.

«Le dialogue comme moyen privilégié de règlement des conflits»

La première rencontre conduit à un instant de réflexions utiles selon Isidore Mvouba; à la création des conditions nécessaires à l’instauration d’une paix durable au sein de la sous-région secouée de façon répétée par des mouvements de contestations populaires et des attaques armées récurrentes dans plusieurs des Etats membres.
Il a profité de l’occasion pour attirer l’attention «des peuples amis et frères sur le danger que représente cette situation pour le moins dramatique et tragique dont les conséquences ont pour noms marasme, misère, précarité et détresse pour les hommes, les femmes, ainsi que les enfants otages de la bêtise humaine».
Pour Isidore Mvouba, il est plus que temps d’adopter le dialogue comme moyen privilégié de règlement des conflits pour assurer à ces pays meurtris, la paix et la sécurité. «C’est pourquoi, le FP-CIRGL a fait de la paix et la sécurité son cheval de bataille en usant de l’arme du dialogue comme pilier de gouvernance et de gestion des affaires de la cité».
Le président de l’Assemblée nationale a salué les progrès observés en RDC. «Le chemin est certes long, c’est sûr, mais ce qui a été fait mérite nos encouragements. Nous souhaitons ardemment qu’il en soit de même pour tous les pays de la sous-région qui sont encore pris dans le tourbillon de la discorde. Je pense actuellement à la situation qui prévaut au Soudan et qui nous préoccupe énormément», a-t-il affirmé.
Le secrétaire général du FP-CIRGL, l’Ougnadais Onyango Kakoba, a, quant à lui, présenté le rapport d’étape et les perspectives de son institution pour le deuxième semestre 2019.
Le 6 juin, le tour est revenu au président du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption,  Begoto Miarom, d’avoir une séance de travail avec le président de l’Assemblée nationale. Pour Isidore Mvouba, la corruption est un cancer économique qui, par ses métastases, maintient l’Afrique dans les abysses du mal développement avec pour corollaires la pauvreté rampante et le chômage galopant.
Il s’est réjoui du fait que l’Union africaine a mis en place un Conseil consultatif sur la corruption qui a, entre autres missions, de promouvoir et encourager l’adoption et l’application des mesures de lutte contre la corruption; conseiller les Gouvernements en matière de lutte contre la corruption et de répression des infractions assimilées.
Le président de l’Assemblée nationale a rappelé au président du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption que la Constitution du 25 octobre 2015 de la République du Congo prévoit un dispositif judiciaire adéquat pour lutter contre la corruption, la concussion et la fraude. Il a égrené les mesures prises pour améliorer la gouvernance institutionnelle.
Isidore Mvouba a cité la loi du 7 février  2019 relative à l’obligation de déclaration du patrimoine par les citoyens élus ou nommés à une haute fonction publique. «Loi qui sert à lutter contre l’enrichissement illicite».
A cela s’ajoute la Haute Cour de Justice installée depuis peu et qui a vocation à juger les membres du Parlement et du Gouvernement en matière de crimes et délits économiques. «Le Plan national de développement 2018-2022 a placé la Gouvernance, sur insistance de l’Assemblée nationale, au fronton des axes prioritaires pour institutionnaliser la culture d’une saine gestion dans tous les secteurs de la vie nationale. Il convient en outre de faire savoir que la République du Congo s’est dotée, en 2017, d’un code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques», a  indiqué le président de l’Assemblée nationale, tout en faisant savoir que le Congo a fait le choix de changer son modèle de gouvernance.
Pour Begoto Miarom, la rencontre avec le président de l’Assemblée nationale a permis à sa délégation de prendre connaissance de la manière dont la représentation nationale milite pour la lutte contre la corruption. «Cela s’est manifesté par l’adoption, par le Parlement, de deux lois majeures dont l’une portant création de la Haute autorité de lutte contre la corruption. Si nous prenons uniquement ces deux lois, nous résumons que l’Assemblée nationale est partante dans la lutte contre la corruption. Elle doit absolument jouer son rôle dans la lutte contre ce phénomène», a-t-il déclaré.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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