APRÈS L’AUDITION DE L’ENREGISTREMENT AUDIO POSTÉ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : Pascal Tsaty-Mabiala veut porter plainte contre la ministre Nefer Ingani!

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L’enregistrement audio à travers lequel on entend la voix supposée être celle de la ministre de la Promotion de la femme, Inès Bertille Nefer Ingani, et le jeune frondeur de la Force montante congolaise (FMC), suspendu de l’organisation avec déchéance de fonction le 15 juillet 2019, Donald Mobobola, posté sur les réseaux sociaux, continue de défrayer la chronique.

Il associe le premier secrétaire de l’UPADS et chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty-Mabiala, à un complot en intelligence avec certains cadres du PCT moyennant de l’argent. L’échange vise les propos  de Pascal Tsaty-Mabiala, le 3 août 2018 à l’Assemblée nationale, sur Denis Christel Sassou-Nguesso. Lors de l’interpellation du Gouvernement, le député, dit la voix, aurait fait du «mécénat avec les ressources publiques». L’UPADS n’est pas restée indifférente. Dans une déclaration rendue publique le 13 septembre, à son siège du quartier Diata, dans le premier arrondissement, le parti de Pascal Lissouba promet de porter plainte pour diffamation contre la ministre de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement.

L’UPADS demande au président de la République de décharger de leurs fonctions «les ministres et autres autorités publiques qui baissent la fonction ministérielle et insultent la République».
Elle dénonce et condamne la «manipulation politicienne de Mme la ministre de la Promotion de la femme impliquant le chef de file de l’opposition dans les querelles de caniveaux dont est friand le PCT aujourd’hui».
Pour l’UPADS, «ces graves accusations démontrent, une fois de plus, combien l’Etat de droit est emporté par les flots de l’inconscience politique, de l’irresponsabilité, du laisser-aller et de l’inconséquence, d’autant qu’il est dorénavant établi qu’être ministre en République du Congo relève en réalité du militantisme et des autres passe-droits, à l’exception de tout critère objectif de nomination», poursuit-elle.
Face à cette mésaventure, l’UPADS marque son indignation et rassure le peuple sur sa détermination à lutter contre le vol, la corruption, la concussion et tous les vices qui retardent, selon elle, le développement du pays. «En homme libre, Pascal Tsaty-Mabiala continuera à jouer son rôle, puisqu’il n’a pas l’intention de vendre au plus offrant le parti du professeur Pascal Lissouba ou de trahir l’opposition dont il est aujourd’hui le porte-parole», affirme la déclaration.
Le parti annonce l’intention de son premier secrétaire d’intenter une action en justice pour diffamation contre les présumés auteurs de l’enregistrement en cause. La décision avait été prise en accord avec son parti.
Dans l’enregistrement audio, on entend la ministre demander au jeune Mobobola d’avouer être complice d’un prétendu complot que mijoteraient Pierre Ngolo, Jean Jaurès Ondelé et le ministre Jean-Jacques Bouya contre Denis Christel Sassou-Nguesso.
Interrogé sur ses prétendues accointances ou le fait d’être selon ses détracteurs de mèche avec le pouvoir, Pascal Tsaty-Mabiala s’est défendu. «On en dit tellement de choses de nos relations que l’on dit insidieuses avec le pouvoir! Ça remonte de notre congrès de 2006. Nous avons pris une position stratégique pour notre parti. Elle consistait à faire une opposition responsable à l’intérieur des institutions. Ça implique quoi? Que nous refusons le boycott; que nous sommes dans les institutions et dans les assemblées parlementaires. Que vous n’aurez pas un membre de l’UPADS qui est dans un organe d’Etat: ministre, préfet ou sous-préfet. Comme toute opposition dans un Etat démocratique, si vous sortez des institutions, vous êtes dans la rébellion. Malheureusement, on en fait des commentaires les plus insidieux. Dire bonjour à quelqu’un du pouvoir avec qui nous avons été peut-être à l’université ou au campus, c’est déjà une faute. Autrement dit, c’est la rupture totale avec les autres, même avec ceux avec qui nous partageons des proximités parentales. C’est une position que nous avons prise et croyez-le, il n’y a pas autre manière de faire la politique dans un Etat démocratique que de jouer le jeu. Et nous jouons le jeu admirablement, je pense», a-t-il expliqué.

«La vraie opposition, c’est l’UPADS»

Il a affirmé que ceux qui avaient des raisons d’être dans la radicalité, c’est contre son parti qu’ils agissent: «Le coup d’Etat a été fait contre l’UPADS. Pourquoi les autres rentreraient-ils dans la radicalité?», s’est-il interrogé. Et d’ajouter: «Nous avons refusé cette position de radicalité par ce qu’en même temps, nous voulons aussi participer à la construction de notre pays. A aucun moment, nous n’avons fait une sorte de mariage avec le pouvoir. Nous avons toujours pris des positions quelque fois les plus dures avec le pouvoir.  Ce que l’on dit aujourd’hui de cette intervention de Christel Sassou-Nguesso, avant j’ai fait des déclarations encore plus fortes contre le ministre Emmanuel Yoka et le vice-premier ministre Firmin Ayessa. Si on va me donner de l’argent pour tout ça, je serai très riche. Ce que je reçois, c’est ce que reçoivent tous les députés. Bien sûr qu’aujourd’hui, en tant que chef de l’opposition, il y a un décret qui octroie un certain nombre d’avantages connus. Celui qui fait plus que ce qu’il ne gagne, ça se sent. Nous sommes dans l’opposition et la vraie opposition, croyez-moi, c’est l’UPADS. En même temps nous nous opposons, en même temps, que nous participons à la construction de notre pays».

Cyr Armel
YABBAT-NGO
     


 



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