GUERRaE A L’UMP : Entre ceux qui nient et ceux qui accusent, plaintes et contre-plaintes!

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Après l’agression de Digne Elvis Tsalissan Okombi, les tendances qui se disputent le parti sont montées au créneau. Le président du comité de crise, Jean Valère Mbani, a animé mardi 22 octobre dernier un point de presse dont l’objectif était d’éclairer l’opinion sur la situation qui prévaut au sein de l’UMP. «Aucun coup n’a été porté contre Frédéric Lahouya, mais il y a eu tentative d’agression», a répliqué Fred Louemba, au cours du point de presse organisé le 24 octobre.

 

Jean Valère Mbani a fixé la date du congrès extraordinaire de l’UMP pour décembre prochain. Il se tiendra avant celui du PCT, mais la date reste à fixer. Bien qu’étant radié du parti temporairement Digne Elvis Tsalissan y est convié à prendre part. «En politique il n’y a pas d’ennemis permanents», a indiqué Jean Valère Mbani.
Le conférencier a tenté d’éclairer l’opinion sur la situation confuse très embrouillée de son parti. La radiation temporaire de monsieur Tsalissan Okombi s’est imposée comme seule option devant le comportement de Tsalissan Okombi. «Le comité de crise a notifié par voie d’huissier cette décision en date du 13 mai 2019. Monsieur Okombi Tsalissan n’avait pas accepté cette décision et a saisi le tribunal d’instance de Talangaï pour obtenir du tribunal une ordonnance interdisant le comité de crise de mener les activités de façon abusive au nom de l’UMP», a-t-il rappelé. Mais en réponse à cette ordonnance, le comité de crise a consulté les services d’un avocat qui a conduit le litige devant le tribunal de grande instance de Brazzaville. Celui-ci a rendu une décision, autorisant Jean Valère Mbani à faire des déclarations médiatiques, à tenir des réunions de l’UMP jusqu’à la tenue du congrès extraordinaire, seule instance habilitée à délibérer sur les grandes questions du parti. Jean Valère Mbani, rappelle par ailleurs que cette ordonnance fut également transmise à monsieur Tsalissan Okombi par voie d’huissier «et nous avons l’accusé de réception. Selon les dernières informations en notre possession, l’avocat de monsieur Tsalissan Okombi a demandé une rétraction et l’affaire est sur la table du litige.
Débouté de son bon droit monsieur Tsalissan Okombi pense que le parti est un bien personnel. Il fait semblant d’ignorer les règles d’or qui régissent une association politique», a-t-il soutenu.
«Monsieur Tsalissan Okombi n’est pas à son premier forfait», a dit Jean Valère Mbani. Depuis sa radiation temporaire du parti, monsieur Tsalissan Okombi s’est mis à menacer de mort tous les membres du comité de crise. Il était déjà passé à l’acte en organisant l’agression d’un de nos camarades, le nommé Guy Ngoumba, ancien secrétaire général du parti. Nous pouvons donc en déduire que monsieur Tsalissan Okombi est récidiviste».
Venant à la rixe du 16 octobre dernier, il a expliqué: «Cette réunion a été présidée par le directeur de cabinet de ladite organisation et s’est déroulée dans les bonnes conditions. Le comité de crise était donc à cette réunion sur une base légale. Il a également contribué à la location de salle pour recevoir nos hôtes. Hélas au sortir de la salle, pendant que la presse réalisait les interviews, nous avons été victimes d’une agression par surprise. Monsieur Tsalissan Okombi nous avait tendu un guet-apens. Monsieur Frédéric Lahouya, secrétaire national exécutif de l’UMP, a reçu des coups et s’est retrouvé à terre et le sang était visible en abondance sur le sol. Ces coups lui ont été portés par Tsalissan Okombi qui était venu nous agresser, accompagné de trois de ses sbires. Il n’y a jamais eu bagarre comme nous l’avons lu ou écouté parfois. C’était une agression préméditée par monsieur Tsalissan Okombi.
Ensuite il s’est tourné vers moi pour m’agresser également. Il m’a donné un coup de pied qui a été heureusement stoppé. Dans cette panique le monde s’est dispersé, mais Tsalissan Okombi cherchait toujours à poursuivre son agression envers l’honorable Jean Valère Mbani comme le montrent les images diffusées».
A ce stade, a indiqué Jean Valère Mbani, Frédéric Lahouya est toujours hospitalisé au CHU suite à ses graves blessures à la nuque. Il a rappelé que le procureur de la république s’est auto-saisi et une plainte a également été «déposée par notre avocat auprès du tribunal. Nous faisons confiance en la justice de notre pays afin que le droit soit dit».
Concernant les perspectives du parti d’ici la fin de l’année 2019, le président du comité de crise a souligné que le comité avait mis en place depuis le mois d’août de cette année deux commissions préparatoires en vue de la tenue du congrès extraordinaire.
Dans une déclaration rendue publique le 23 octobre dernier, le secrétariat permanent de l’UMP, la branche proche de Digne Elvis Okombi Tsalissan a porté un démenti sur certaines accusations.  Devant le scandale provoqué devant un hôtel de Brazzaville, l’UMP affirme: légitime défense et manipulation d’image! Une manière du secrétariat permanent de répondre au point de presse animé mardi 21 octobre dernier, à Brazzaville par le président du comité de crise de l’UMP, autre aile dissidente, Jean Valère Mbani. «Dans une déclaration opportuniste dont le but principal est de dédouaner leur financier et principal artisan du désordre politique en république du Congo, les imposteurs de l’UMP ont fait une  déclaration le 12 octobre 2019».
Réuni en urgence le secrétariat permanent de l’UMP informe l’opinion que cette déclaration est une distraction. La déclaration indique que Jean Valère Mbani nommé vice-président de l’UMP par décision n°002/2018/UMP/PR/CAB a été révoqué de ses fonctions dans les mêmes formes que sa nomination par décision n°007/2019/UMP/PR/CAB. L’UMP rappelle à l’opinion qu’à l’origine de cette situation provoquée, commanditée, financée et coordonnée se trouve celui dont les Congolais connaissent, la haine viscérale et gratuite vis-à-vis du président de l’UMP.
Concernant la situation sur la réunion de l’hôtel Saphir, l’UMP informe l’opinion que leur président a été victime d’une tentative d’agression. La vidéo manipulée, découpée, et montée qui circule sur les réseaux sociaux est une tentative de vouloir manipuler les masses. Le président de l’UMP, victime et mis dans un état de légitime défense, s’est défendu face à une agression. A ce titre l’UMP informe l’opinion qu’aucun coup n’a été porté à Frédéric Lahouya. Cependant fauché dans un état de légitime défense, ce dernier est tombé sur une pierre, ce qui a été à la base de sa blessure.
Ainsi, après avoir déploré la communication précipitée du Conseil national du dialogue, l’UMP a présenté au secrétaire permanent de ce Conseil des excuses officielles et a sollicité la clairvoyance et l’expérience du ministre Mbéri dans l’analyse de la situation. L’UMP appelle le ministre Mbéri à ouvrir les yeux et à ne pas se laisser manipuler par les conflits d’intérêt qui existent entre le groupe des imposteurs et l’un de ses collaborateurs.

Pascal AZAD DOKO

Informations supplémentaires