Lutte contre la poliomyélite : Le septième passage de vaccination a démarré le jeudi 8 décembre

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La salle de conférences de la préfecture de Brazzaville a servi de cadre, lundi 28 novembre 2011, à la réunion de restitution des résultats de la semaine de la santé de la mère et de l’enfant, ainsi que de sensibilisation sur les prochaines journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, qui ont lieu du 8 au 12 décembre 2011, sur toute l’étendue du territoire national. Au cours de cette réunion présidée par le Dr Hermann Boris Didi-Ngossaki, médecin chef du P.e.v (Programme élargi de vaccination) au Congo, assisté du Dr Rodrigue Magloire Eyéma, médecin-chef adjoint du P.e.v, il a été question d’analyser les raisons ayant justifié un  septième passage de vaccination contre le poliovirus sauvage.

Dès le début, Martine Diafouka, modératrice, a circonscrit la particularité de la réunion organisée par le P.e.v, par des anecdotes au cours desquelles, elle a fait ressortir le pouvoir du message et l’impact qu’il revêt dans son interprétation et sa restitution.
Partant, elle a sollicité l'implication des médias et des confessions religieuses, afin que le message sur le septième passage de vaccination contre le poliovirus sauvage soit bien monnayé et vulgarisé.
Dans sa communication, le Dr Hermann Boris Didi-Ngossaki, faisant le bilan des activités déjà menées, a, d’abord, présenté le contexte épidémiologique marqué par la recrudescence des maladies évitables par la vaccination, la persistance des cas dans les pays voisins exposant notre pays au risque d'une nouvelle importation de la maladie.
Pour ce faire, il  a rappelé les objectifs du P.e.v, parmi lesquels: relever les couvertures vaccinales et prévenir l’anémie et la carence en Vitamine A chez les enfants et les femmes enceintes, vacciner 100% des enfants âgés de 0 à 5 ans par le vaccin contre la poliomyélite, etc.
Ayant énuméré les stratégies mises en œuvre, l’orateur a présenté les résultats atteints, lors des précédentes journées nationales de vaccination: 86% des enfants vaccinés et marqués, 90% des enfants vaccinés, selon le témoignage des géniteurs, et 12% des localités mal couvertes. Analysant la situation épidémiologique en Afrique centrale, il a fait remarquer que le virus circule encore dans les pays voisins, dont le cas le plus récent a été notifié, le 14 octobre 2011, au Tchad.
C’est pourquoi, le Congo a décidé de poursuivre les campagnes de vaccination, avec un septième passage ayant pour cible, les enfants âgés de 0 à 5 ans, car, ils constituent la couche de la population la plus vulnérable et la plus exposée à la maladie, renforcer la vaccination de routine, ainsi que la surveillance épidémiologique.
Ainsi, du 8 au 12 décembre 2011, les équipes de vaccinateurs passent dans les ménages, les écoles maternelles et les marchés, pour vacciner les enfants âgés de 0 à 5 ans.
En guise de rappel, la poliomyélite est une maladie contagieuse grave, qui provoque la paralysie des membres inférieurs, pouvant conduire jusqu'à la mort. La vaccination contre la polio consiste à donner deux gouttes à l’enfant, afin de le protéger contre cette terrible maladie. Les mobilisateurs marquent les maisons, pour indiquer aux vaccinateurs le nombre d’enfans à vacciner et s'assurer que les vaccinateurs y sont passés et que les enfants qui y habitent ont été, réellement, vaccinés. La vaccination est gratuite!
Signalons que, dans l’auditoire, figuraient, entre autres, des délégués des confessions religieuses,  ainsi que des techniciens du Ministère de la santé et de la population.

Gislain Wilfrid BOUMBA

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