63ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme : Aimé-Emmanuel Yoka a célébré l'événement à Kinkala

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Kinkala, chef-lieu du département du Pool, a eu l'insigne honneur d'abriter les activités relatives à la célébration du 63ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme, samedi 10 décembre 2011, sous le patronage du ministre d'Etat Aimé Emmanuel Yoka, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, coordonnateur du pôle de la souveraineté. C'était en présence de Lamin M. Manneh, coordonnateur du système des Nations unies et représentant-résident du P.n.u.d au Congo, et des autorités locales, notamment le préfet du département du Pool, Jean Michel Shanga, l'administrateur-maire de Kinkala Anne-Marie Bernardine Malonga, le sous- préfet de Kinkala Joseph Kitsadi, etc.

Kinkala était sous les couleurs de la célébration du 63ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme. Les groupes folkloriques et les chorales ont rivalisé d'animation. Dans les grandes artères, des banderoles étaient déployées, annonçant l'évènement. Il y a eu des activités sportives, notamment un match de football opposant deux équipes locales, Patronage et Inter-Club, au stade Mabi. Le match a été remporté, aux tirs aux buts, par Inter-Club: 4 à 1.
C'est à la résidence du préfet que Lamin M. Manneh a livré son message, à l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme, en présence du ministre d'Etat Yoka. Le diplomate onusien a salué les efforts entrepris par le Congo, dans le cadre des droits de l'homme. Une volonté qui s'est traduite, notamment par l'adoption des lois en matière de liberté de presse, de promotion de l'égalité des genres, la prise en charge des personnes vivant avec le V.i.h-sida, une législation portant sur la protection sanitaire de la mère et de l'enfant et par le respect des droits politiques qui se manifeste par l'absence de prisonniers politiques dans le pays. «Enfin, l'élection du Congo au conseil des droits de l'homme des Nations unies, le 20 mai 2011, illustre, parfaitement, et consacre bien le progrès accompli par le gouvernement dans ce domaine de la protection des droits de l'homme», a-t-il fait savoir.
Après ce message, s'en est suivie la visite guidée de quelques structures administratives de Kinkala. Le ministre d'Etat Yoka, en compagnie de toute la délégation et des autorités locales, a visité quelques structures administratives, notamment le poste de police, le palais de justice en construction (une œuvre ratée pour mauvaise étude de terrain), le poste de gendarmerie, etc. Il a fait des dons (matelas, draps, vivres et médicaments de première nécessité) à l'hôpital de référence de Kinkala. Le don a été réceptionné par le directeur départemental de la santé,  Barthelémy Loumouamou.
Le constat fait à l'issue de la visite est alarmant. Heureusement qu'il y a la municipalisation accélérée. «Je crois que Kinkala, le Pool je veux dire, va recevoir la marque de la municipalisation accélérée. Et ce que nous avons vu pourra être corrigé. De même qu'il y aura de nouvelles réalisations qui vont se mettre en place. On ne peut donc pas désespérer. Il y a une politique qui est en place et elle va se poursuivre, elle va se consolider et il faut que le pays sente que des efforts sont entrepris par le président de la République, pour être au diapason de la modernité», a confié Aimé Emmanuel Yoka à la presse, à l'issue de la visite. Ce dernier a décidé que le tribunal de première instance de Kinkala, qui a établi son siège à Brazzaville, reparte à Kinkala.
Rappelons qu'à la veille de cette journée, vendredi 9 décembre, le ministre d'Etat Aimé Emmanuel Yoka a prononcé un message, à l'occasion du 63ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme. C'est dans ce message qu'il a annoncé la construction de nouveaux centres pénitentiaires et la réhabilitation de ceux qui existent. Il a, aussi, cité en exemple la loi n°5-2011 du 25 février 2011 portant promotion et protection des droits des populations autochtones.

Pascal-Azad DOKO