Commentaire : Dur destin pour l'U.r de Benjamin Bounkoulou

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S'il y a un parti politique dont le destin a semblé éprouvant, en 2011, c'est l'U.r  (Union pour la république), de Benjamin Bounkoulou. En effet, l'année 2011 n'a pas été tendre pour ce parti qui occupe la première vice-présidence du R.m.p (Rassemblement pour la majorité présidentielle). L'U.r qui, du point de vue de la représentativité à l'hémicycle, avait quatre parlementaires (deux sénateurs et deux députés), a perdu la majorité d'entre eux.

En effet, en une année,  l'U.r a connu la défection  d'un de ses deux députés, en l'occurrence Michel Bidimbou, de la circonscription de Kayes, dans la Bouenza, qui a rejoint le P.c.t (Parti congolais du travail). Et comme si le destin s'acharnait sur ce parti, Daniel Baloubouka, député élu à Boko-Songho, dans la Bouenza, a quitté ce monde, le 29 décembre dernier. Il était à son deuxième mandat dans la circonscription et, probablement, il était bien parti pour rééditer son exploit. Son décès a brisé les atouts qu'avait l'U.r de garder cette circonscription après 2012. Avant cela, l'on sait que les élections sénatoriales partielles du 9 octobre dernier, organisées dans six départements, dont la Bouenza, avaient porté un coup dur à ce parti, avec la perte de deux sièges, dont celui du président du parti, Benjamin Bounkoulou, et celui de Martin Bissila, premier vice-président de l'U.r, qui était président de la commission économie et finances du sénat.
Face à ce triste sort, l'U.r devrait, pour espérer rester ce grand parti d'antan, se remobiliser, afin de se refaire une santé. Aux dirigeants donc de ce parti de demeurer forts et surtout de ne pas céder devant toutes ces épreuves qui pourraient compromettre, si l'on n'y prend garde, l'idéal et l'avenir de ce parti.
Déjà, en avril 2011, lors de l'assemblée générale extraordinaire élective de la fédération de l'U.r de Brazzaville, Benjamin Bounkoulou exhortait ses militants à demeurer fermes à l'idéal du parti, quelle que soit la forme des épreuves et à résister à la tentation, à l'humiliation et à l'intolérance. Devant les épreuves vécues, il ne reste plus qu’à ce parti de puiser, justement, son énergie dans le discours du leader.
Comme pour marquer la preuve de cette volonté, l'U.r a participé à la concertation politique nationale qui s'est tenue, du 15 au 17 décembre 2011, à Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, à travers son président et son premier vice-président. En tout cas, l'U.r a besoin d'une cure pour se refaire la santé, s'il entend retrouver le ghota des grands partis politiques. C'est le moins que l'on puisse dire.


Cyr Armel YABBAT-NGO

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