F.p.o.c (Front des partis de l’opposition congolaise) : Rigobert Ngouolali réclame toujours un recensement administratif spécial

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Dans un point de presse tenu à son domicile, au centre-ville de Brazzaville, la semaine dernière, Rigobert Ngouolali, président du F.p.o.c (Front des partis de l’opposition congolaise), a rappelé la lettre qu’il avait adressée au président de la République, en date du 10 février 2012, dans laquelle l’opposition réclame «une rencontre d’urgence du gouvernement avec tous les acteurs politiques, pour trouver des voies politiques adéquates, afin d’assurer la pérennité et le bon fonctionnement des institutions de la République du Congo».

Dans sa lettre, le président du F.p.o.c, Rigobert Ngouolali,  considère que les listes électorales ne sont toujours pas fiables et dans ces conditions, on ne peut pas aller aux élections législatives. «Face, donc, au manque de données crédibles et actualisées sur le recensement, pour réaliser, selon les lois et règlements de la République, une révision des listes électorales, l’opposition que je dirige réitère sa demande pressante de réalisation du recensement administratif spécial, laquelle réalisation avait été promise par le gouvernement, le 14 mai 2011, et devait se concrétiser, à partir de novembre 2011», écrit-il, dans sa lettre.
Le président du F.p.o.c parle, aussi, des modalités techniques pour pouvoir organiser une telle opération. «Pour traduire, dans les faits, cette promesse faite à l’opposition -la promesse est une dette- et compte tenu de l’urgence, le gouvernement et l’opposition, de façon consensuelle, doivent confier à une équipe technique indépendante composée de statisticiens, de cartographes et d’informaticiens chevronnés et intègres la mission de concevoir et de conduire tout le processus, jusqu’à la production:
- des résultats statistiques complets et détaillés (sexes, âge, lieu de naissance et nationalité) par village, quartier, arrondissement, district et département;
- des listes des inscrits par quartier et par village;
- d’une proposition de découpage électoral complet: circonscriptions électorales et sections électorales.
La mise en œuvre de tout ce processus peut durer entre 12 et 15 mois, durée qui va au-delà de la légitimité de notre assemblée nationale», poursuit-il. D’où la proposition d’une concertation pour en décider. «Comme le peuple congolais, dans sa très grande majorité, refuse, catégoriquement, une cinquième mascarade électorale basée sur des données erronées, il vous revient, Monsieur le président de la République, chef du gouvernement, dans l’intérêt supérieur de la nation, de convoquer, d’urgence, à Brazzaville, une rencontre avec tous les acteurs politiques, pour trouver des voies politiques adéquates, afin d’assurer la pérennité et le bon fonctionnement des institutions de la République du Congo», précise le président du F.p.o.c dans sa lettre.

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