Deuxième session extraordinaire du conseil national de l’U.d.r-Mwinda : 24 candidats investis par le parti, aux législatives 2012, présentés aux militants

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Les membres du conseil national de l’U.d.r-Mwinda étaient en session extraordinaire, mardi 22 mai 2012, au C.i.o (Centre interdiocésain des œuvres), à Brazzaville, sous le patronage de Guy-Romain Kinfoussia, président dudit parti, pour désigner les candidats aux élections législatives de 2012. A l’issue de cette session, 24 candidats ont été choisis. Ils ont été présentés aux militants par le député Dominique Basseyla, qui est, également, premier vice-président de l’U.d.r-Mwinda. Les élections législatives de juillet 2012 s’annoncent palpitantes. L’U.d.r-Mwinda, qui n’a qu’un député à l’assemblée nationale, met les bouchées doubles pour avoir un certain nombre de représentants à l’hémicycle, dans la prochaine législature. Son comité d’investiture a, déjà, fait le travail d’investir les candidats qui se présenteront sous les couleurs  du parti. Ils sont, au total, 24. Il ne reste plus qu’à ceux-ci de prendre les choses à bras le corps, car ils ont la responsabilité historique de défendre leur parti à cette compétition électorale et de prouver que le choix porté sur eux est bon.
Rappelons que la session du conseil national ne comportait qu’un seul point à son ordre du jour, à savoir: entériner les candidatures des candidats à la candidature. Abordé par la presse, à l’issue de cette rencontre, le président de l’U.d.r-Mwinda, Guy-Romain Kinfoussia, a déclaré: «Je viens, justement, d’ouvrir une séance dédiée à cette opération de désignation de nos candidats. Nous avons recensé, aujourd’hui, en moyenne, deux candidats par département. Sur les douze départements, nous avons, pour l’heure, 24 candidats fermes. Il y a des candidatures que nous n’avons pas voulu présenter au conseil national, parce qu’elles ne sont pas confirmées d’un certain nombre d’éléments que nous avons estimé être des préalables, pour qu’elles soient prises en compte».
A propos de l’harmonisation des candidats avec l’A.r.d (Alliance pour la république et la démocratie), une plateforme de l’opposition, le président de l’U.d.r-Mwinda a indiqué: «Nous n’avons prévu aucune harmonisation avec eux».
Au sujet de la menace brandie par le président de l’A.r.d, condamnant les partis de l’opposition ayant pris part à la concertation d’Ewo, d’être suspendus du F.p.o.c (Front des partis de l’opposition congolaise), si ces derniers ne demandent pas pardon, Guy-Romain Kinfoussia a réagi en rappelant qu’«aucun parti n’a la prérogative d’exclure un autre». «Donc, c’est une parole en l’air, pour plaire à l’électorat», a-t-il poursuivi.
Guy Romain Kinfoussia ne s’est pas montré ébranlé, par ailleurs, par les démissions d’Isabelle Fylla Lemina et d’Abel Massengo de l’U.d.r-Mwinda. «Nous venons de constater, simplement, et ça se verra ailleurs, que la période pré-électorale est toujours propice aux conflits d’intérêt. Mais, c’est normal. Nous avons, comme seul parti au Congo, installé, chez nous, une méthodologie pour sélectionner nos candidats dans les circonscriptions où il y avait plus d’un candidat... Nous avons fait des primaires, pour demander l’avis de ceux qui sont les premiers préoccupés par ces élections, c’est-à-dire le souverain primaire. Nous leur avons demandé: nous avons trois camarades qui veulent solliciter vos suffrages, choisissez celui que vous pensez être le meilleur. C’est ce que nous avons fait», a-t-il déclaré.
Le président Kinfoussia a estimé que cet exercice démocratique ne plaît pas toujours à tout le monde. «Ceux qui ont été recalés, je comprends qu’ils se rebellent. Mais, nous avons ajouté ceci: celui qui n’est pas sélectionné par les militants, il se met dans les rangs. S’il s’aventure à être indépendant, nous l’excluons de notre parti. Les deux camarades qui viennent de démissionner, avaient peur de la menace d’exclusion, parce qu’ils veulent être des candidats indépendants», a-t-il fait savoir.
Pour lui, «l’U.d.r-Mwinda, en vertu de la culture démocratique qui l’identifie depuis sa création, reconnaît, dans ses textes directeurs, de nombreux droits à tout militant dont, celui de démissionner librement», a-t-il dit.

Pascal Azad DOKO

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