District de Mayéyé (Département de la Lékoumou) : Le collège de Makanda est officiellement devenu le C.e.g Pierre Passi

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Entré en fonction en 2008, le collège de Makanda, débaptisé en C.e.g Pierre Passi, a été, officiellement, reconnu, le jeudi 17 mai dernier, au cours d’une cérémonie, en présence du député Pierre Passi et des autorités locales. Le second collège de la sous-préfecture de Mayéyé a, désormais, ses actes de création, d’ouverture et de débaptisation, que sont les arrêtés signés par Madame la ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

La population du village Makanda, qui abrite le  second collège de Mayéyé, s’était levée tôt, le jeudi 17 mai 2012, pour réserver un accueil chaleureux aux invités de marque venus de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et des quatre autres districts du département de la Lékoumou. L’évènement valait la chandelle, car Mayéyé, comme Zanaga et Komono, vient de bénéficier d’un deuxième collège digne  de ce nom.
Tout a commencé par le rituel traditionnel. L’un des descendants du chef de terre, Paul Niama, a imploré les mânes des ancêtres à faire que, de ce collège, sortent les cadres de demain. Les hommes d’Eglise se sont succédé, les uns après les autres, pour implorer la bénédiction du Tout-Puissant, pour que sa lumière illumine l’établissement scolaire nouvellement créé. Ils ont, ensuite, remercié Pierre Passi, qui n’a ménagé aucun effort pour la construction et la modernisation des bâtiments du collège.
Prenant la parole, à son tour, Madame le sous-préfet, Joséphine Lounda, a remercié le donateur pour ce bijou réalisé au village Makanda. Elle a indiqué que l’éloignement de l’établissement était l’une des causes de nombreux échecs scolaires. Aussi, a-t-elle souhaité, en perspective, la possibilité d’ouvrir un lycée technique agricole dans la sous-préfecture, au regard des potentialités agricoles de cette entité administrative, poumon vivrier de la Lékoumou. La première citoyenne de Mayéyé pense, qu’avec la construction du collège Pierre Passi, c’est le développement de la contrée qui est en train de se gagner, palier par palier.
A son tour, le député Pierre Passi a remercié l’assistance pour sa participation à la cérémonie de remise officielle des bâtiments du collège qui porte, désormais, son nom, au gouvernement, par le biais des autorités locales. Il a invité les élèves et les enseignants à faire un bon usage de cette structure qui a pour vocation: la formation de l’élite de demain. Il a, enfin, prié les parents d’élèves d’appuyer les enseignants dans l’exercice de la lourde tâche qu’ils ont de former et éduquer nos enfants.
Pierre Passi a, en outre, indiqué que cet établissement scolaire est son apport au programme de société «Chemin d’avenir» du président de la République, Denis Sassou Nguesso, qui accorde une place de choix au système éducatif national. Après quoi, il a transmis au préfet du département de la Lékoumou, André Omvu, les clés de ce collège.
En fin de comptes, les clés du collège Pierre Passi ont échoué dans les mains du directeur de l’établissement, Anatole Ngoma, en passant par Monsieur Henri Moussa, directeur départemental de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation de la Lékoumou (D.d.e.p.s.a). Ce dernier a, aussi, rendu publics les actes de naissance dudit collège. Il s’agit, notamment, des notes de service du 3 février 2012 portant, respectivement, création et ouverture de ce collège et la note de service du 5 avril 2012 par laquelle Madame la ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, a débaptisé ce collège en l’appelant, désormais, C.e.g Pierre Passi.
Le clou de la manifestation a été le dévoilement de l’enseigne portant le nouveau nom du collège, la coupure du ruban symbolique, suivie de la visite de la structure.
Il sied d’indiquer que le C.e.g Pierre Passi, ce sont deux grands bâtiments: le premier, disposant de quatre salles de classe aux normes conventionnelles au milieu desquels se trouve le bureau de la surveillance, le deuxième, abritant le bloc administratif, la salle des professeurs et la salle de lecture. C’est un exemple typique d’un élu du peuple qui a été au chevet du Gouvernement, pour apporter sa modeste contribution au problème d’éducation dans sa circonscription électorale.

Joël ELO
(journaliste à Radio-Congo)