M.c.d.d.i (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral) : Prosper Bouetoubassa donne les raisons de sa démission

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Dans un communiqué de presse publié à Brazzaville, le 12 juin 2012, Prosper Bouetoubassa, député (12ème législature) dans la première circonscription de Bacongo, membre du bureau exécutif national du M.c.d.d.i, a donné les raisons de sa démission du parti fondé par Bernard Kolélas et de sa candidature comme indépendant dans la première circonscription de Bacongo. Il se dit avoir été «victime de la gestion clanique du parti». Voici l’intégralité de ce communiqué de presse.

Par lettre n°187/CB1 du 6 juin 2012, adressée au coordonnateur du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (M.c.d.d.i), j’ai présenté ma démission de ce parti où j’étais membre du bureau exécutif national (B.e.n) depuis sa création. A ce titre, j’avais le titre symbolique de doyen du B.e.n, après la disparition du président Bernard Kolélas. Malgré cette longévité de fidélité sans faille, j’ai été victime, à plusieurs reprises, de la gestion clanique du parti, après le décès du président Bernard Kolélas. Même tenu à grande distance du cercle des grandes décisions du parti, notamment dans les nominations à des postes de responsabilité, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même, pour apporter ma modeste contribution au développement du M.c.d.d.i que j’ai  toujours considéré comme un outil commun, légué à tous les militants, par le président Bernard kolélas.
Par exemple, concernant mon mandat de député de 2007 à 2012, les militants du M.c.d.d.i m’ont souvent félicité pour mes interventions à l’assemblée nationale, qui donnaient une visibilité à notre parti. J’ai, par ailleurs, réalisé toutes mes descentes parlementaires, à la grande satisfaction de mes mandants. Elu dans Bacongo 1, dès le premier tour, en  2007, et conscient du travail bien fait de 2007 à 2012, j’étais persuadé d’être, en 2012, le candidat naturel du M.c.d.d.i dans cette circonscription. C’est donc logiquement que j’ai informé le coordonateur du parti, de l’achat de mon matériel de campagne, avant et après mon voyage en Chine. Malheureusement, j’ai commis l’erreur de négliger les conséquences des actions nocives d’un groupe de griots incultes de surcroît, agglutinés à la tête du parti. Ils ont développé toutes les initiatives nauséabondes et puantes, pour me priver de l’investiture du parti pour l’élection législative de juillet 2012:
- des mensonges grossiers ont été déversés contre moi, auprès du coordonateur du parti. Informé de cette cabale par des collègues et militants du parti, attachés à la démocratie chère au président Bernard Kolélas, et parfois par des Congolais non membres du M.c.d.d.i mais proches du clan dirigeant du parti, j’ai demandé et obtenu des audiences auprès du coordonateur du parti, pour demander que cette délation s’arrête. Malheureusement, après chaque rencontre, la machine de destruction massive lancée contre moi s’est emballée. Je remercie néanmoins le coordonateur du parti, pour tous les efforts qu’il a  tenté de développer à ce sujet.
- la commission nationale de discipline et de contrôle du parti a falsifié le procès verbal de sa descente dans ma circonscription électorale, en faisant accréditer l’idée selon laquelle la base du parti ne voulait plus de moi. J’ai apporté, au coordonnateur du parti, la preuve de la fourberie du président de la C.n.d.c, en lui présentant le procès verbal réalisé, pour la même réunion, par les sages de la circonscription. Ce rapport met en évidence la majorité absolue qui s’était dégagée en ma faveur comme candidat du M.c.d.d.i dans Bacongo 1. Comme d’habitude, le président de la C.n.d.c n’a reçu aucune sanction, pour usage de faux. Bien au contraire, je le félicite d’avoir obtenu mon départ du  M.c.d.d.i.
Au cours de l’audience à laquelle les honorables Landry Kolélas et Prosper Diatoulou ont été conviés (à quel titre, je me le demande toujours), j’ai été étonné par deux faits majeurs:
1- l’information du coordonateur du parti de ne pas me présenter aux élections législatives de 2012. A cette occasion, je suis heureux  de porter à l’attention de tous les militants du M.c.d.d.i, la réponse reçue du coordonateur du parti, lorsque je lui ai demandé de me donner un motif, si petit soit-il, qui peut justifier ma non reconduction comme candidat dans la circonscription de Bacongo 1. Il m’a répondu: «Je n’en ai aucun. Je sais que tu as bien travaillé pendant ton  mandat». Merci pour cette franchise.
2- la charge que j’ai subie de la part de l’honorable Landry Kolélas qui a tenté de faire accréditer les coups fourrés de la C.n.d.c et des membres de la J.m.c.d.d.i Bacongo, par le biais de sa section du quartier 24. Ce comportement, qui  a contrasté avec l’attitude responsable et fraternelle du coordonateur du parti (je le remercie pour cela), m’a fait comprendre qui étaient les véritables stratèges de la charia lancée contre moi. Le coordonateur du parti m’avait proposé de continuer cette réunion le lendemain. Mais, dans la même nuit, j’ai été informé de ce qu’il me serait proposé d’être candidat indépendant, avec l’accord du parti. Je n’ai pas accepté cette ruse de Sioux. J’ai donc présenté ma démission au coordonateur du M.c.d.d.i.
Informé de la situation, plusieurs militants et mandants de la circonscription sont venus m’apporter leur soutien. Ils m’ont demandé de continuer à les représenter à l’assemblée nationale, pour apporter, comme pendant le mandat  2007-2012, notre modeste contribution au développement du pays. J’ai accédé à cette demande, à court terme, en me positionnant comme candidat indépendant, dans ma circonscription 1 Bacongo, avec le logo du caïman. Je tirerais ma force de celle de l’électorat de la circonscription. Comme dit un proverbe lari: «Ngolo za ngandu ku nchila» (la force du caïman réside dans sa queue). J’intégrerai, par la suite, un autre parti politique, dans lequel je pourrais sereinement développer mes idées.


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