A.r.d (Alliance pour la République et la démocratie) : Mathias Dzon se dit victime d’un plan destiné à l’empêcher d’entrer au parlement

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Le président de l’U.p.r.n (Union patriotique pour le renouveau national) et de l’A.r.d (Alliance pour la république et la démocratie), Mathias Dzon, a animé une conférence de presse, mardi 19 juin 2012, à son siège, à Ouenzé, dans le 5ème arrondissement de Brazzaville. Question d’informer l’opinion nationale et internationale sur ce qu’il qualifie de «fraudes massives perpétrées par le pouvoir et les complots qu’il est en train de mettre en œuvre pour disqualifier certains candidats de l’A.r.d, notamment Mathias Dzon, candidat dans la première circonscription électorale de Gamboma». Malgré toutes ces manipulations, le président de l’A.r.d a déclaré que les élections législatives du 15 juillet prochain doivent se dérouler dans la paix, la transparence, l’alternance démocratique et dans un esprit républicain.

Mathias Dzon a, tout d’abord, prononcé un mot liminaire dans lequel il dénonce ce que l’opposition considère comme des atteintes «graves» à la loi électorale. Après le mot liminaire du président de l’A.r.d, le secrétaire aux relations extérieures de ce groupement politique à rendu publique une déclaration, dans laquelle, l’opposition fustige les abus du pouvoir dans l’organisation des élections. «Pendant qu’il est interdit à tout candidat de poser des actes de campagne avant le 1er juillet 2012, les candidats du clan familial, du Parti congolais du travail et ses alliés mènent, allègrement, la campagne électorale, en se livrant aux orgies financières sans sourciller, comme si les Congolais se doutaient de la mise à mal du trésor public», citant ainsi certains candidats qui font des dons en argent avant la campagne.
Candidat dans la première circonscription de Gamboma, Mathias Dzon se voit aussi en grande victime d’un vaste complot ourdi par le pouvoir et destiné à l’empêcher de gagner et donc, d’entrer à l’hémicycle où, selon lui, le pouvoir redoute terriblement sa présence. «L’idée de base de ce plan est qu’il faut empêcher, par tous les moyens, Mathias Dzon d’entrer au parlement, car sa présence là-bas empoisonnerait la vie de cette institution et empêcherait l’exécutif de faire passer comme une lettre à la poste ses projets de loi et notamment ces projets de budgets trafiqués, toute chose qui pourrait priver le gouvernement, pendant un certain temps, de moyens de son action. Ce plan concocté par le pouvoir avec la participation d’anciens responsables de la sécurité d’Etat est piloté au niveau de la présidence de la République et de la D.g.s.t (Direction générale de la surveillance du territoire)  par des officiers dont nous taisons, momentanément, les noms et que nous suivons chaque jour, minute après minute», rapporte la déclaration.
Toujours dans son mot introductif, long d’une dizaine de pages, le président de l’A.r.d relève les «injustices» contenues dans la loi électorale, à propos du découpage électoral, l’organisation des élections qui donne un rôle marginal à la Conel (Commission nationale d’organisation des élections). «A ce sujet, interrogé sur le type de relations qui existent entre la Conel et la Direction générale des affaires électorales, Monsieur Antoine  Evoundou, directeur général des affaires électorales, déclarait, au cours d’une séance de formation des animateurs des élections: «Pour parler en français facile, je dirai: Nous préparions la table, la Conel vient manger». Cet aveu du directeur général des affaires électorales parle de lui-même. Il éclaire sur le vrai rôle de la Conel, à savoir: couvrir d’un vernis légitime les tricheries électorales du pouvoir», a déclaré Mathias Dzon. Ce dernier n’a pas manqué de sortir sa grande rengaine contre les partis de l’opposition ayant participé à la concertation politique nationale d’Ewo. «Les partis de l’opposition qui ont participé à la rencontre d’Ewo et qui avaient prétendu que cette rencontre s’était soldée par des avancées significatives, déchantent, aujourd’hui, car, ils se sont rendus compte, à la pratique, que le pouvoir les a roulés dans la farine. Désabusé, l’ancien secrétaire général de l’U.pa.d.s, Christophe Moukoueké, a déclaré, en larmes: «Ba kossi biso, vrai ko kossa» (On nous a littéralement trompés), souligne la déclaration de l’A.r.d.
Face à cela, l’opposition qu’il conduit prend ses précautions. «Pour ce qui est de notre plate-forme politique, dans chaque circonscription électorale où sera présenté un candidat, l’A.r.d veillera, scrupuleusement, à ce que le matériel de l’Etat ne soit pas détourné à des fins personnelles», indique la déclaration.

Pascal BIOZI KIMINOU

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