Elections législatives : «La force publique sécurise sans s’immiscer dans le processus électoral»

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Président de la sous-commission sécurité de la Conel (Commission nationale d’organisation des élections), et chef d’Etat-major général des F.a.c (Forces armées congolaises), le général de division Charles Richard Mondjo a organisé, du 5 au 6 juillet 2012, au cercle Mess des officiers, à Brazzaville, une réunion d’harmonisation opérationnelle pour la sécurisation des élections législatives. Près d’une cinquantaine d’officiers, dont le premier vice-président de la sous-commission sécurité de la Conel, le général de police de première classe Jean-François Ndengué, et le deuxième vice-président, le général de division Gilbert Mokoki (commandant de la gendarmerie nationale), étaient à la cérémonie d’ouverture. Dans une communication qu’il a faite, le général Mondjo a précisé que «la force publique sécurise sans s’immiscer dans le processus électoral».

Les élections constituent l’un des trois piliers de la démocratie. Dans la vie démocratique de certains peuples, les élections présentent, toujours, un moment délicat susceptible d’impacter négativement l’état de paix, de stabilité, de sécurité et de quiétude des populations. C’est dans ce contexte que s’est tenue la réunion d’harmonisation opérationnelle pour la sécurisation des élections législatives.
Il s’est agi, lors des travaux, de faire valider les plans de sécurisation des opérations électorales et de s’informer de l’esprit dans lequel la force publique doit conduire la sécurisation du processus électoral pour les législatives de 2012.
Pour les commandants territoriaux mixtes, cette réunion  a visé la validation des dispositifs et des forces à déployer dans chacun des départements. Et, pour les chefs de corps, à comprendre ce que le commandement attend d’eux dans la sensibilisation et la préparation des hommes pendant les élections.
Président de la sous-commission sécurité de la Conel, le général Mondjo a rappelé, dans son discours à l’ouverture de la réunion, que «la force publique et les éléments qui seront engagés sur le terrain doivent faire preuve de professionnalisme, afin qu’aucun incident, aucune forme de violence, du fait de ses éléments ou d’autres, ne viennent perturber le déroulement du processus électoral».
La Conel attend, donc, de la sous-commission sécurité, que le vote soit bien sécurisé. «Les élections peuvent constituer un moment de rupture d’équilibre social génératrice de crise plus ou moins violente. C’est dans la perspective de maintenir la paix et la sécurité de nos populations et de garantir le bon déroulement de l’ensemble du processus électoral, dans un cadre général de fonctionnement normal des institutions républicaines, que l’action de la force publique est attendue», a précisé le général Mondjo.
Pour lui, «la sécurisation des élections législatives vient comme un nouveau défi que la force publique doit, absolument, relever, avec détermination, rigueur et efficacité. Le commandement de la force publique ne cessera jamais assez d’interpeller les chefs et les officiers à tous niveaux, à s’impliquer, pleinement, dans l’accomplissement des opérations de sécurisation des événements majeurs. La force publique est apolitique. Tout écart vis-à-vis des instructions de la hiérarchie doit être sévèrement sanctionné. Mais comme tout citoyen, le policier, gendarme, militaire doit accomplir son devoir civique d’aller voter dans les conditions prescrites par la loi».
Après ce mot de circonstance, le général Mokoki a fait une communication dans laquelle il a reprécisé le rôle des agents de sécurité, durant le vote. «Le président du bureau de vote dispose du pouvoir de police à l’intérieur du bureau de vote. Les autorités civiles et militaires sont tenues de déférer à ses réquisitions. Nulle force armée ne peut, sans autorisation, s’installer dans la salle de vote, ni dans ses abords immédiats, ni intervenir de quelque manière que ce soit. Les autorités militaires sont responsables de la sécurité physique des délégués nationaux de la Conel sur le territoire de leur ressort. La loi 9 du 23 mai 2012, modifiant et complétant certaines dispositions de la loi électorale, a le mérite d’avoir clarifié deux choses: la réduction des démembrements territoriaux de la Conel; le renforcement des pouvoirs du délégué national de la Conel dont les attributions ont, désormais, un fondement légal et réglementaire. En définitive, la force publique sécurise sans s’immiscer dans le processus électoral», a-t-il déclaré.

Alain Patrick MASSAMBA

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