Circonscription électorale de Djiri II (Brazzaville) : Les partisans d’un candidat pris en flagrant délit de fabrication de fausses cartes d’identité

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La police  a mis la main sur un «laboratoire» de fabrication de cartes d’identité, au service d’un candidat du P.c.t (Parti congolais du travail), répondant au nom de Hilaire Epiphane Kidzié, dans la deuxième circonscription de Djiri, à Brazzaville. Trois personnes travaillant dans ce «laboratoire» ont été arrêtées par la police, mardi 4 juillet dernier. Gardées à vue au commissariat de Kibeliba, elles ont été transférées à la direction générale de la police, pour les besoins d’enquête. C’est, en tout cas, le premier cas de fraude attrapé, dans ces élections législatives dont le premier tour se déroule le dimanche 15 juillet prochain. Les autres candidats dans cette circonscription se sont employés à saisir la Conel (Commission nationale d’organisation des élections), pour que le candidat pris en flagrant délit de fraude, soit disqualifié.

La force publique, à travers la police,  a réalisé sa première opération de saisie d’un cas de fraude, dans les élections législatives actuelles. Les partisans du candidat du P.c.t dans la deuxième circonscription de Djiri, le 9ème arrondissement créé dans la partie Nord de Brazzaville, avaient mis en place un «laboratoire» destiné à fabriquer de fausses cartes d’identité. Mais, de fil en aiguille, l’information a fini par transpirer et les autres candidats en ont été mis au courant. Saisie, la police a fait son travail, jusqu’à prendre les acteurs de cette magouille, en flagrant délit, c’est-à-dire dans leur «laboratoire» situé au domicile du directeur de campagne du candidat du P.c.t, au quartier Jacques Opangault.
Au moment où nous mettons sous presse, l’affaire est en cours d’instruction au niveau de la police, qui entend les suspects. Mais, les autres candidats n’ont pas attendu pour saisir la Conel, afin que le candidat soupçonné de fraudes soit disqualifié. En effet, la Conel n’a cessé d’appeler à un scrutin équitable et transparent. Or, il y a des candidats qui croient être malins, en organisant la fraude. Ce premier cas va-t-il servir d’exemple pour dissuader ceux qui pensent gagner par la tricherie? La décision de la Conel est attendue. Au moins, la force publique vient de prouver qu’elle agit en toute impartialité, et c’est un signe encourageant pour la démocratie congolaise. Du côté du P.c.t, il n’y a pas encore eu de réaction, au moment où nous mettons sous presse, sur cette affaire qui pourrait être embarrassante pour le principal parti de la majorité.

J. NSONI

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