Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude : Le président Alphonse Nzoungou est décédé à Paris

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, depuis 2007, année où cette institution était mise en place, Alphonse Nzoungou est décédé à Paris (France), dans la matinée du vendredi 7 septembre dernier. Un communiqué nécrologique, signé le même jour, par Laurent Tengo, secrétaire permanent de la commission anti-corruption, annonce le décès de son président.
La Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude est en deuil. Et pour cause, elle vient de perdre son président, en la personne de M. Alphonse Nzoungou, qui avait été nommé par décret présidentiel, en 2007, à la tête de cette institution.
Alphonse Nzoungou n’aura pas travaillé longtemps à la tête de la Commission anti-corruption, à Brazzaville. La maladie l’avait, en effet, contraint à un long séjour en Europe, notamment en France. Natif de Boko, dans le département du Pool, Alphonse Nzoungou fut ministre de la justice, garde des sceaux, chargé des réformes administratives, de 1989 à 1991, dans le gouvernement dont Alphonse Souchlaty-Poaty était premier ministre. Pendant la transition démocratique (1991-1992), il intégra le gouvernement de transition, le 21 mai 1992, comme ministre de l’intérieur, chargé des relations avec le C.n.t (Conseil national de transition), le parlement de transition dirigé par Mgr Ernest Kombo. Il occupa ce poste, en raison, surtout, de sa réputation de neutralité dans les tiraillements qui agitaient alors le microcosme politique national, pendant cette période de transition.
Ministre de l’intérieur du gouvernement de transition piloté par André Milongo, il proclamera les résultats de l’élection présidentielle d’août 1992 remportée au deuxième tour par Pascal Lissouba contre Bernard Kolélas.
Le 6 septembre 1992, le président Pascal Lissouba le reconduit au gouvernement, comme ministre du travail et de l’emploi, chargé de la gestion des ressources humaines. Mais, trois mois après, le gouvernement que conduit le premier ministre Bongho-Nouarra et dont il fait partie, est renversé par une motion de censure de l’assemblée nationale. Après une éclipse, Alphonse Nzoungou sera nommé, en 1997, secrétaire général du gouvernement, avec rang de ministre. Mais encore, il ne mettra pas du temps à son poste, puisque la guerre qui éclate, le 5 juin 1997, se termine par le renversement du régime de Pascal Lissouba, le 15 octobre 1997. Après son exil, il regagne le pays, en 2004, et sera nommé, en 2007, comme président de la commission anti-corruption. Mais, la maladie ne lui permettra pas d’exercer longtemps ses fonctions à Brazzaville. De source proche de la Commission anti-corruption, sa dépouille est attendue à Brazzaville, le mercredi 19 septembre, en fin d’après-midi.

Joël  NSONI

Informations supplémentaires