Affaire Jean-Martin Mbemba : Alors que le dossier a été transmis au parquet, son parti, l’U.p, suspend sa participation au R.m.p

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Dans une déclaration publiée à Brazzaville, le 19 juin 2013, l’U.p (Union pour le progrès), le parti de Jean-Martin Mbemba, l’ancien ministre de la justice, aujourd’hui président de la Commission nationale des droits de l’homme, a décidé de suspendre, «jusqu’à nouvel ordre, sa participation au sein du Rassemblement de la majorité présidentielle (R.m.p) et au sein de la majorité présidentielle», en guise de protestation contre «l’indifférence des partis du R.m.p et de la majorité présidentielle», à l’égard de son président, Jean-Martin Mbemba, visé par une enquête relative à une affaire de détention d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des institutions nationales.


Depuis le 7 juin dernier, la Direction générale de la surveillance du territoire (D.g.s.t), qui enquêté sur une affaire relative à la détention d’armes de guerre et à la tentative de déstabilisation des institutions nationales, a transmis le dossier au parquet. Une demi-douzaine de personnes interpellées et gardées à vue à la D.g.s.t, dans le cadre de cette affaire, ont été écrouées à la Maison d’arrêt de Brazzaville. Désormais, il revient à la justice de mettre la lumière sur cette affaire.
Pour la première fois, le parti de Me Jean-Martin Mbemba s’est prononcé sur cette affaire qu’il a qualifiée «d’acharnement politique engagé par les agents des services de la Direction générale de la police et de la Direction générale de la surveillance du territoire».
La déclaration de l’U.p rapporte que «l’analyse même des révélations distillées dans la presse, sous forme de tract, montre que le dossier est trituré à souhait, de manière à le faire paraître lourd. On a, d’abord, associé Me Martin Mbemba à un coup d’Etat des Teké et Lari, avec partie prenante dans l’affaire du 4 mars; puis on l’a accusé d’avoir entretenu la grève des enseignants, en mars et avril 2013 avec 200 millions de francs Cfa mis en jeu; il a encore été accusé d’avoir recruté des ex-combattants et serait propriétaire de quelque 300 à 400 P.m.a.K qui auraient été saisis depuis des mois, on ne sait où; enfin, il aurait également fait passer une somme de 300 millions de francs Cfa à on ne sait qui, pour obtenir des complicités dans les F.a.c, etc, etc».
Pour l’U.p, il s’agit, là, des «affabulations qui sont les résultats des prétendues enquêtes de la D.g.p et la D.g.s.t, puisqu’au parquet, il n’existe pas de procédure judiciaire ouverte à cet effet. Mais, il faut souligner que la D.g.p et la D.g.s.t ont, en outre, fait dire, à certains, des propos arrachés sous la torture et depuis, dénoncés par les anciens suppliciés», précise la déclaration. En tout cas, l’affaire est déjà au parquet et la justice devrait aider l’opinion à y voir clair, par l’instruction qui s’en suivra.

Joël  NSONI

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