Session ordinaire du bureau politique de l’U.m.p : Le gouvernement appelé à expliquer la longue absence au pays du ministre d’Etat Isidore Mvouba

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Le bureau politique de l’U.m.p (Union pour un mouvement populaire), parti situé au centre, exige du gouvernement l’explication sur l’absence prolongée, au pays, du ministre d’Etat Isidore Mvouba, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé. C’est ce qui ressort, entre autres, de sa 5ème session ordinaire tenue du 13 au 14 septembre 2013, dans la salle de conférences de l’hôtel Résidence Marina, à Brazzaville, sous la direction de son président, Elvis Girel Okombi-Tsalissan.

Préoccupé par la vie politique nationale, le bureau politique de l’U.m.p a abordé d’autres questions, comme le recensement administratif spécial, l’issue du procès sur les explosions du 4 mars 2012, la procédure judiciaire française sur l’affaire des disparus du beach, etc.
Analysant la situation politique nationale et internationale, le bureau politique de l’U.m.p a retenu, au plan national, la situation du 4 mars 2012. Selon lui, l’annonce et l’ouverture du procès avaient suscité l’espoir du peuple congolais, en général, et, en particulier, des victimes. Cependant, le bureau politique de l’U.m.p constate que le verdict rendu ne répond pas à la question de savoir ce qui s’était passé, le 4 mars 2012. Ce procès a donc laissé les Congolais sur leur soif de connaître la vérité sur ce drame.
A propos du recensement administratif spécial, l’U.m.p a émis ses réserves sur son déroulement et s’interroge sur le désintéressement des composantes politiques et de la société civile, d’une part, et de l’absence totale de sensibilisation, d’autre part. C’est pourquoi, l’U.m.p appelle à la mobilisation de tous, les acteurs politiques comme les populations pour la réussite de cette opération de recensement.
Sur le ministre d’Etat Isidore Mvouba, le bureau politique de l’U.m.p constate, à l’instar du peuple congolais, une absence prolongée non expliquée. De ce fait, au nom du principe de la transparence, l’U.m.p exige du gouvernement des explications, pour rassurer l’opinion nationale, face aux rumeurs qui circulent.
L’U.m.p condamne la reprise de la procédure judiciaire française sur l’affaire des disparus du beach et appelle le gouvernement à la responsabilité et suggère la convocation de l’ambassadeur de France au Congo pour lui manifester le mécontentement du peuple congolais. Sur le rejet par le sénat de la demande de la levée de l’immunité parlementaire du sénateur Nicolas Ikongo Logan, le bureau politique s’interroge sur la décision du sénat et demande, par conséquent, au procureur général de constituer le dossier.
Au plan international, la guerre en Syrie a retenu l’attention de l’U.m.p. Ce parti approuve la démarche proposée par la Russie et réaffirme son attachement à la résolution politique du conflit syrien.
Mais, concernant la situation de non droit qui prévaut en République Centrafricaine, il a émis de fortes inquiétudes.  C’est pourquoi, il a appelé les différents médiateurs à multiplier les démarches vers une solution rapide, afin que le peuple centrafricain retrouve la paix.
L’U.m.p a salué l’ouverture de la concertation politique, fruit de la volonté politique des filles et fils de la RDC de régler leurs différends par le dialogue.  Mais, le parti d’Elvis Girel Okombi-Tsalissan exprime son regret sur la situation politique en Egypte.
Enfin, l’U.m.p a réaffirmé son appartenance à l’idéologie libérale. De ce fait, le parti en appelle à la constitution d’une grande famille libérale au Congo. De même, il approuve la modification de la devise de l’U.m.p, qui, désormais, sera: «Tu ne voleras pas, tu ne mentiras pas, tu ne tueras pas».
Rappelons que l’ouverture de cette session ordinaire a été marquée par le discours du président de l’U.m.p qui a circonscrit le contexte dans lequel se tenait la 5ème session ordinaire du bureau politique et appelé les participants à faire preuve d’imagination, pour que les décisions prises soient à la hauteur des enjeux du moment.

P-A DOKO



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