Descente parlementaire du député Jean-Claude Ibovi : «Vos prières et le bon Dieu ont fait que je sois encore aujourd’hui devant vous»

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Le député de la deuxième circonscription électorale de Talangaï, Jean-Claude Ibovi, a effectué une descente parlementaire, jeudi 26 septembre au quartier 64, Kanga-Mbandzi, et samedi 28 septembre 2013, au quartier 65. C’est pour la première fois que Jean-Claude Ibovi rencontrait, de nouveau, ses mandants, après son retour de Paris, en France, où il était allé depuis le 11 mai dernier, pour les soins médicaux. «Vos prières et le bon Dieu ont fait que je sois encore aujourd’hui devant vous», a dit Jean-Claude Ibovi, qui n’entend pas laisser les «infiltrés» venir déstabiliser sa circonscription.

Député élu dans une circonscription durement frappée par les explosions du 4 mars 2012, il a, naturellement, édifié l’assistance sur les dossiers de réclamations concernant le paiement des allocations d’urgence, ainsi que la réhabilitation et le relogement des populations sinistrées.

La rencontre avec les populations du quartier 64, Kanga-Mbanzi a eu lieu à l’école primaire Papa Bonheur. Tandis que pour le quartier 65, c’était à l’école primaire Okondzi Mbongo.
Animées par l’envie d’écouter leur député, les populations ont répondu nombreux à l’appel de Jean-Claude Ibovi, physiquement au point, après un long séjour médical en France. «Merci», tel est le mot phare qui a dominé les retrouvailles avec sa base électorale. «Vous étiez restés comme des orphelins et les gens en profitaient, pour venir vous raconter n’importe quoi. Je suis revenu prendre ma place et mon rôle de député que vous m’aviez confiés pour vous représenter à l’hémicycle», a-t-il dit, visiblement ravi de retrouver les siens.
Rentré de France, le 12 août dernier, Jean-Claude Ibovi entend rester plus proche des électeurs qu’il a rassurés que la prochaine session budgétaire de l’assemblée nationale, qui s’ouvre le 15 octobre prochain, doit prendre en compte les préoccupations des populations sinistrées par les explosions du 4 mars 2012. «Aujourd’hui, personne ne peut donner un prétexte, après une année et demie, que le relogement et la réhabilitation des sinistrés du 4 mars ne puisse pas  figurer dans le budget de l’Etat exercice 2014», a-t-il souligné.
Pour le député, cette descente parlementaire est comme un engagement qu’il vient prendre pour défendre, valablement, les intérêts de ses populations. «Je suis venu signer un pacte avec vous», a fait savoir Jean-Claude Ibovi, qui a laissé entendre qu’il a pris un rendez-vous avec le ministre Jean-Jacques Bouya, afin de venir s’entretenir et discuter avec les populations des quartiers sinistrés sur toutes les questions qui les préoccupent.
C’est pourquoi, il leur a demandé de rester calmes et d’attendre que l’Etat agisse. «Vos problèmes seront réglés, vous avez trop souffert», a précisé le député, qui a attiré l’attention de ceux qui viennent les distraire pour les pousser à l’agitation. «Ce sont des commerçants qui ne sont là que pour défendre leurs propres intérêts. Ils viennent vous faire du bruit, alors qu’ils dorment dans les chambres climatisées. N’acceptez pas de recevoir n’importe qui dans votre quartier, en dehors des représentants de l’Etat. S’ils ont d’autres plans dans la tête, qu’ils aillent ailleurs», a répliqué Jean-Claude Ibovi.
Par ailleurs, l’orateur a remercié les populations de ces deux quartiers pour avoir permis aux agents recenseurs de faire leur travail. «Merci pour avoir permis que le recensement administratif spécial se fasse dans le calme et la discipline, dans vos quartiers».
Dans la foulée, il a annoncé l’ouverture prochaine de l’hôpital de Talangaï, qui est, désormais, doté d’un scanner. «C’est une fierté. Laissons le gouvernement procéder à son inauguration», a exhorté Jean-Claude Ibovi, qui n’a pas manqué de faire état du paiement des allocations d’urgence. Selon lui, sur les 461 dossiers de réclamations traités par la commission, 21 seulement sont éligi-bles et passibles d’être payés. Néanmoins, il s’est engagé à tout faire, pour que cette situation d’allocation d’urgence soit close définitivement.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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