Ministère à la présidence, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux : La construction du premier module du marché Total sera achevée en mai 2014

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Le ministre à la présidence, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, Jean-Jacques Bouya, a procédé, mercredi 18 décembre 2013, à la visite des chantiers du marché Total, à Bacongo, de l’hôpital mère-enfant Blanche Gomes, des amphithéâtres des Facultés de droit et sciences économiques et de la route partant du rond-point de la Frontière à la mairie de M’filou. Au terme de cette visite, le ministre Bouya, qui était accompagné d’une forte délégation de son cabinet, s’est réjoui du niveau d’exécution des travaux. Il a annoncé que le premier module du marché Total sera livré en mai 2014.


Le marché Total, à Bacongo, le deuxième arrondissement de la capitale, était le premier site visité. Le ministre Jean-Jacques Bouya a pris connaissance de l’état d’avancement des travaux réalisés par la société Congo Engineering S.a.r.l. Il s’agit d’un grand hangar en béton de deux niveaux (R+1), offrant 1084 places de vendeurs. Il comprend, en outre, des sanitaires, une réserve de lubrifiant, une bâche à eau de 60 mille litres, un mur de clôture, une passerelle, ainsi que l’aménagement des aires de stockage d’ordures. Dans la zone A, on trouve un bac en béton composé de robinets servant au nettoyage des denrées alimentaires, deux dépôts, un escalier d’accès, 40 étals en béton de dimensions variables. La zone B, quant à elle, comporte un escalier d’accès à l’étage, et 40 étals en béton. Entièrement financé par le budget de l’Etat à hauteur de 5 milliards 400 millions de francs Cfa, le marché moderne de Bacongo sera rendu disponible en mai 2014. Il ne reste plus qu’à créer les conditions d’accès et d’assainissement. Impressionné par la qualité de l’ouvrage, Jean-Jacques Bouya a annoncé la construction du deuxième module sur le site où se trouve encore le marché actuel. «Après ce module, il sera question de ramener les occupants vers le nouveau marché, pour construire le deuxième module», a-t-il précisé.
A l’hôpital mère-enfant Blanche Gomes, les travaux concernaient, plutôt, la réhabilitation du module existant et la reconstruction entière du bâtiment qui avait été abandonné en son temps. Ici, les travaux de bâtiment sont, pratiquement, terminés. Le premier module (un bâtiment de type R+3). Le deuxième module financé, conjointement, par l’Etat congolais (50%), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (4 milliards de francs Cfa, soit 31%) et l’O.p.e.p (2,5 milliards de francs Cfa, soit 19%), pour un coût global de 13 milliards de francs Cfa, concerne le nouveau bâtiment, avec une capacité d’accueil de 100 lits. Il dispose de blocs de radiologie, d’une pharmacie, d’un laboratoire, d’une cuisine et d’une buanderie, ainsi que des annexes. Les travaux sont exécutés par la société chinoise Zhengwei technic Congo.
A travers la réhabilitation et la modernisation de cette infrastructure hospitalière, Jean-Jacques Bouya a estimé que le gouvernement veut offrir un cadre adéquat aux populations, en particulier aux femmes et aux enfants. Il sied de dire que la réhabilitation et la reconstruction de cet hôpital s’inscrit dans le cadre de la politique sanitaire du gouvernement, axée sur l’élargissement de la couverture médicale dans le pays, l’amélioration de la qualité et de l’accès aux soins et l’assainissement du cadre de travail.
Dans le septième arrondissement, le ministre Bouya a visité les travaux de la route partant du rond-point de la Frontière à la mairie de M’filou, longue de 1800 mètres, avec une largeur de 9 mètres. Réalisés par la société S.g.e-C, les travaux sont déjà exécutés à 60% et prendront fin en août 2014.
Le point de chute de cette visite était les deux amphithéâtres, construits non loin du rectorat de l’Université Marien Ngouabi et qui sont destinés à la Faculté de droit et à la Faculté des sciences économiques. Disposant chacun de 1.500 places, ces amphithéâtres sont, entièrement, terminés. Ils seront opérationnels dans quelques mois, le temps d’assainir les entourages des bâtiments et de construire les bâtiments annexes devant servir de salles de travaux dirigés. A cette occasion, le ministre Bouya a rappelé que le troisième grand amphithéâtre est en construction au site de l’amphithéâtre «Le Phénotype», sis à Poto-Poto, à côté de la morgue municipale de Brazzaville. «Ce sont des infrastructures qui ont nécessité un effort financier important, de la part du gouvernement. Les amphithéâtres, par exemple, ont un coût global de 22 milliards de francs Cfa», a-t-il révélé. Avec la construction de ces amphithéâtres, Armand Moyikoua, recteur de l’Université Marien Ngouabi, pense que le gouvernement vient de résoudre un grand problème, celui de la capacité d’accueil de notre alma mater.

Cyr Armel YABBAT-NGO