Troisième circonscription de Lumumba (Pointe-Noire) : Maurice Mavoungou a mis l’accent sur le contrôle de l’exécution du budget de l’Etat

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Lors d’une descente parlementaire effectuée le 11 janvier dernier, Maurice Mavoungou, l’élu M.a.r (Mouvement action renouveau) dans la troisième circonscription de l’arrondissement 1 Lumumba (Pointe-Noire) a expliqué les mécanismes de suivi de l’exécution du budget de l’Etat de cette année, mis en place par l’assemblée nationale. Des éclaircissements qui, visiblement, ont réjoui les populations.

 

Un budget à la hauteur des attentes des populations congolaises! On aurait ce sentiment, en écoutant le député Maurice Mavoungou parler de la loi de finances exercice 2014. Équilibré en recettes 4.152.920.000.000 de francs Cfa et en dépenses à 3.141.878.190.000 francs Cfa, dégageant ainsi un important excédent budgétaire de 1011 milliards de francs Cfa à épargner pour les générations futures, le budget de l’Etat exercice 2014, met un accent particulier sur l’investissement.
Déclarée année de l’enseignement par le président de la République, 2014 devrait être marquée par la réhabilitation, la construction et l’équipement des structures d’enseignement (général, technique, professionnel et supérieur). Selon le député Mavoungou, le budget 2014 prévoit aussi l’ouverture des grands chantiers d’assainissement des villes. C’est le cas de Pointe-Noire qui devrait, pour cela, bénéficier de 20 milliards de francs Cfa.
Base fondamentale de la productivité des populations, le secteur sanitaire n’a pas été oublié. Construit en 1930 par les colons, l’hôpital général Adolphe Sicé de Pointe-Noire, par exemple, devrait être modernisé de fond en comble, afin qu’il devienne un centre hospitalier et universitaire. Une bonne nouvelle pour les habitants de Pointe-Noire, mais aussi pour les populations faisant partie de la zone de desserte constituée des départements du Kouilou, du Niari, de la Lékoumou, de la Bouenza et de la province angolaise du Cabinda.
Si ces annonces ont suscité la joie des quelque 600 personnes venues échanger avec le député, deux questions taraudaient tout de même leurs esprits: le suivi de l’exécution du budget et l’épargne des 1000 milliards. «Toutes ces nouvelles sont bonnes pour nous. Mais, je sais que 2013 a été déclaré année de l’éducation et on n’a presque rien vu. Comment entendez-vous suivre l’exécution du budget 2014?», s’est interrogée une femme. «Dans quelle banque allons-nous épargner l’excédent budgétaire? Comment sera-t-il possible de sécuriser cet agent? Vous allez garder l’argent, mais pourquoi ne pas créer des entreprises comme l’usine textile de Kinsoundi, pour que nos enfants aient des emplois?», a déclaré pour sa part, un adulte retraité. Dans tous les deux sites ayant abrité ces retrouvailles, chacun, à sa manière et avec ses mots, a émis ces préoccupations capitales et légitimes.
Pour assurer le contrôle de l’exécution budgétaire, des rapporteurs spéciaux ont été mis en place au sein des deux chambres du parlement. Maurice Mavoungou, qui est président de la commission finances et économie de l’assemblée nationale, a expliqué le rôle que joueront les rapporteurs spéciaux auprès du gouvernement. «Les rapporteurs spéciaux auront la mission de suivre l’exécution des budgets par des ministères, afin que les dépenses effectuées soient efficaces pour le bien-être du peuple. Afin d’éviter que le gouvernement ait la mainmise sur gardé ces 1000 milliards, il a été mis en place un fonds souverain sur lequel le parlement aura un regard attentif», a-t-il indiqué, suscitant les applaudissements de l’assistance. «Soyez rassurés, il y aura des sanctions. La Cour des comptes et de discipline budgétaire par exemple, fera son travail. Commençons par faire confiance aux institutions», a encore indiqué Maurice Mavoungou qui siège pour un troisième mandat.

John NDINGA-NGOMA

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