Congo-France : Visite de travail du ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, au Congo

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la défense, a effectué une visite de travail au Congo, où il est arrivé par Pointe-Noire, la capitale économique, lundi 10 février 2014. Représentant du président français, François Hollande, à la cérémonie du 25ème anniversaire du protocole de Brazzaville sur la paix en Afrique australe, mardi 11 février, au palais des congrès de Brazzaville, Jean-Yves Le Drian a fait une communication devant deux ministres congolais (le ministre d’Etat Rodolphe Adada et le ministre de la défense Charles Richard Mondjo) et la presse, lundi 10 février, dans la soirée, à la Case De Gaulle (résidence de l’ambassadeur de France), pour donner le sens de sa visite en terre congolaise.

Le mardi, il a eu un tête-à-tête avec son homologue congolais, Charles-Richard Mondjo.

Dans sa communication à la case De Gaulle, Jean-Yves Le Drian a, d’abord, parlé de la coopération bilatérale entre le Congo et la France, qui, selon lui, se porte bien. Puis, il a abordé le volet de la sécurité maritime, dans le golfe de Guinée, qui, pour lui, est la préoccupation majeure du gouvernement de son pays. «Car, je suis persuadé qu’il faut prendre au sérieux des initiatives sur la sécurité dans le golfe de Guinée», a-t-il déclaré. C’est ce qui explique, d’ailleurs, son séjour à Pointe-Noire, où il a participé, lundi 10 février, à une réunion sur la sécurisation des activités économiques en mer (notamment l’activité pétrolière), avant de visiter le Cresmac (Centre régionale de la sécurité maritime d’Afrique centrale). «Ce centre, placé sous le patronage de la C.e.e.a.c, bénéficiera du soutien de la France et de l’Union européenne», à l’issue de son entrevue avec le ministre Mondjo.
Evoquant le point sur l’intervention de la France à Bangui, le ministre français de la défense a déclaré: «La ligne de la France est claire. D’abord, parce qu’elle est mandatée par plusieurs résolutions des Nations unies, la dernière datant de fin janvier; ensuite, parce qu’elle assure totalement sa mission, même si c’est difficile, celle de faire en sorte que la sécurité revienne, le plus rapidement, dans ce pays. Le désarmement ait pu avoir lieu et qu’il se fasse de manière impartiale et que la transition politique puisse se mettre en œuvre, pour que la Centrafrique retrouve un minimum de sérénité et des conditions humanitaires acceptables». Se montrant optimiste, il a poursuivi: «Je sais que le chemin est difficile, mais je suis convaincu que la détermination de la communauté internationale, des pays de la zone Afrique centrale aboutira à ce que la Centrafrique puisse retrouver une vie plus normale».
Soulignons que Jean-Yves Le Drian et Charles Richard Mondjo ont eu, également,  une séance de travail, mardi 11 février, dans la matinée, au Ministère de la défense nationale. Les deux hommes ont évoqué la situation en Centrafrique, où leurs pays respectifs œuvrent en première ligne pour le retour à la paix. La situation centrafricaine exige encore plus d’engagement de la part de ces pays.
A la cérémonie du 25ème anniversaire du protocole de Brazzaville sur la paix en Afrique australe, Jean-Yves Le Drian a fait une communication et participé à une table-ronde animée par notre confrère Jean-Claude Kakou.
Après Le Congo Brazzaville, Jean-Yves le Drian s’est rendu à Bangui, en République Centrafricaine. Avant le Congo, il était à Ndjaména, au Tchad, où il a été reçu en audience par le président Idriss Déby Itno.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA

Informations supplémentaires